Tous mes vœux de santé et de bonheur
(C'est important, le bonheur).
C’est vrai, ça. On insiste toujours sur la santé (et c’est vrai que c’est important la santé) mais cette année… A-t-on assez pensé au bonheur ?
C’est à voir. Nous verrons. Mais si vous voulez mon avis, pensons-y.
À ce sujet, ma prédiction pour 2026 sera assez simple : cette année va nous paraître très longue… mais aussi sacrément rapide. Pensons donc au bonheur.
Cela étant dit…
Janvier est la période des vœux mais c’est aussi celle des annonces sur Internet. Or en 2026, Un Jour En Plus va s’enrichir nouveaux formats. Ça commence aujourd’hui, non pas avec cette bafouille mais avec le poème qui suit, en guise d’éditorial de début d’année (d’ici dix minutes dans votre boîte mail).
Je vais essayer de faire court mais j’aimerais tout de même m’en expliquer rapidement.
Pourquoi des nouveaux formats ? Parce que c’est indispensable si je veux ne pas me répéter. Si je veux garder mon entrain, rester alerte, en quête de neuf. Si je veux conserver une vraie exigence quant à mon travail. En matière d’écriture, j’ai appris qu’il est prudent de cultiver sa liberté avant d’en manquer (comme en d’autres matières, mais ce n’est pas le sujet).
Depuis les mois que je caresse cette idée, j’ai pu la tester auprès de quelques-unes et quelques-uns d’entre vous. C’est devant des retours encourageants, pour ne pas dire enthousiastes, que j’ose la lancer. J’ai tant de choses à écrire et à essayer. Par exemple : des revues de presse, toujours, mais de façon plus graphique (je rêve de faire l’équivalent de Unes de journal, mais avec le genre d’infos que l’on trouve ici). J’aimerais aussi laisser courir mon exploration des journaux du monde dans une humeur plus “carnet de voyage” —un format que j’avais déjà testé par le passé, sans réussir complètement à le faire aboutir. J’en ai d’autres encore en tête. Je voudrais bien, comme ça, de temps en temps, reprendre les horoscopes tribaux chers à mon cœur. Peut-être en audio ?
Et puis, et puis… Et puis il y a Frida ? Non pardon, je m’embrouille. Et puis, surtout : je voudrais vous proposer des nouvelles, un roman, des poèmes. Là aussi, j’en ai discuté. Là aussi j’y ai réfléchi à voix haute. Quand j’ai évoqué, de-ci de-là, l’idée d’écrire mon prochain livre en direct, en publiant par exemple une fois par mois un extrait tout frais, à la manière d’un feuilleton et enrobé d’un making of expliquant mes choix… Eh bien croyez-le si vous le voulez, mais ça chauffait pas mal de monde.
Toutefois, pour moi qui ai toujours tenu à pratiquer une écriture du présent… Comment se cacher que trop de choses vont trop vite, là ? Je ne vais pas me lancer tout de suite dans un roman. Je vais plutôt renouer avec mes premières amours. Avec la poésie. J’aimerais imaginer quelques éditoriaux sous forme de poèmes ou peut-être tout simplement quelques poèmes sans autre raison d’être qu’exister. La grisaille des temps modernes me souffle que ce ne serait pas complètement inutile.
Il y a aussi autre chose, dont je n’aime pas trop parler mais qu’il faut bien dire. Vous savez que mon infolettre requiert de ma part encore des efforts de développement si je veux pouvoir en vivre. Ce n’est pas impossible, je n’en suis pas si loin, mais je n’y suis pas. Or cela doit réellement se concrétiser cette année et je vais devoir pour cela fournir un travail qui m’est si peu naturel (le commercial, la presse, le marketing) que j’y suis terriblement lente (si vous pensez pouvoir m’aider, contactez-moi). J’espère que me consacrer aux formats évoqués plus hauts, nécessitant un autre genre de labeur, de long terme, étalé, en délais moins serrés, me permettra aussi, ces semaines-là, de biffer des lignes de ma to-do list “PROMO ET DEV”.
Il faut s’aérer l’écriture, régulièrement (par “régulièrement”, je pense à —genre— une fois toutes les six semaines et peut-être, si ça prend —style— une fois par mois).
Il y aura à ce sujet, je le crains, encore un autre format, celui dit de “la pause productive”, où certains congés seront de deux semaines plutôt qu’une… Ce sera en réalité pour mener à bien ce travail invisible, mais sans lequel ma plume n’aurait aucune chance d’exister au-delà de l’année. Un exemple parmi d’autres : pour me vendre, il faut que je me présente. Et pour me présenter, il me faut un site. Un site à moi, qui recouvre mes 25 ans de productions littéraires et journalistiques, aujourd’hui éparpillées aux quatre vents… C’est beaucoup de travail. Mais après tout, cela pourrait peut-être en fait vous intéresser ? Je crois qu’il y a dans mes archives personnelles quelques textes qui n’ont pas trop vieilli. Alors partager cette plongée dans mes souvenirs, renouer avec mes avertissements, mes espoirs et mes peurs passées… Tiens c’est une idée, ça aussi. Ça vous dit ?
Mais cela, ce n’est pas pour tout de suite… On verra dans quelques temps.
Je vous livre tout cela avec timidité, avec un peu d’appréhension (et si ça ne vous plaisait pas ? Et si je n’y arrivais pas ?) mais encouragée par l’idée qu’il s’agit, avant tout, d’enrichir ce média, de le rendre plus divers, plus fidèle, plus audacieux.
J’espère ne pas vous perdre en chemin. Si vous lisez ces lignes, c’est que vous faites partie de mon socle. C’est pourquoi j’ose y croire.
En tout état de cause, je vous souhaite une année riche en bonheurs, petits et surtout grands, durables avant tout, et si vous avez tout lu, ah ben ça alors !, la Ballade pour un monde doux devrait déjà être arrivée dans votre boîte mail.
Merci de vos encouragements et à lundi prochain !
Prochain Jour En Plus, au format habituel : lundi 19 janvier.
Gardons les pieds sur Terre pendant que ça tourne !
Un grand merci à Marjorie Risacher qui reprend, m’a-t-elle dit, ses coquillicides. Impitoyable.
Image d’illustration : Sabine Pallas.

