Quand les Tamouls gèrent le réchauffement
Ils nous donnent une bonne leçon
Bonjour,
permettez-moi de vous souhaiter une heureuse semaine en compagnie, aujourd’hui, du Pays Tamoul.
Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont faits les relais de mon travail. C’est très encourageant.
N’hésitez pas à transférer cette infolettre si vous pensez qu’elle pourrait intéresser votre entourage… ou vos réseaux ! (Le premier sujet est toujours accessible gratuitement).
Si le mail apparaît tronqué par votre boîte, vous pouvez le “Lire dans le navigateur” en cliquant sur le lien en haut à droite.
Bonne lecture !
Blanchir utile
En novembre dernier, en prévision des vagues de chaleur, le gouvernement du Tamil Nadu (un État indien de 80 millions de personnes dont le nom signifie « Pays Tamoul ») a lancé, après une première phase de test, un projet expérimental.
Cette première phase avait consisté à repeindre le toit de deux blocs résidentiels (soit 120 foyers) à Perumbakkam, en banlieue sud de la capitale Chennai (autrefois appelée Madras). En blanc, pour les rafraîchir. Si vous êtes déjà sorti par temps chaud en chemise et pantalon noir (ne faites pas ça en ce moment) et que, après être vite repassé par votre dressing, vous avez retenté le coup vêtu d’un complet blanc, vous savez que la différence entre une teinte qui absorbe toutes les ondes lumineuses et une autre qui les renvoie toutes s’avère rapidement, et littéralement, insupportable.
Concernant les toits du Tamil Nadu, on lit souvent (et je l’écrirai encore ici en guise de raccourci) qu’il s’est agi de les recouvrir de peinture blanche. En réalité, il faudrait plutôt parler de peinture réflective ou réfléchissante. Elle est certes blanche à l’œil, mais elle renvoie les rayons solaires plus encore, grâce à divers procédés chimiques ou à des composés microscopiques. Pour nous aider à comprendre, le magazine français bien connu des amateurs de pelleteuse, Le Moniteur, nous rappelle que les couleurs peuvent être notées selon un indice de réflexion, le SRI (pour Solar Reflectance Index). Le blanc est à 100 mais, maintenant, on sait aller à 120.
Pour quel résultat ? En été, la température d’un toit normal peut monter jusqu’à 70 à 80° C. Avec une peinture d’un SRI supérieur à 100, elle ne montera guère qu’à plus de 40 : une plus grosse part de chaleur retourne vers le ciel. C’est sympa pour le toit et surtout pour l’intérieur du bâtiment, où la température peut être plus basse de 2 à 10° C par rapport à une installation normale. En l’occurrence, 5 à 6° C, dans l’expérimentation du pays tamoul. Qui a obtenu sensiblement les mêmes chiffres ensuite en novembre dernier, cette fois dans une école, le lycée public féminin Perunthalaivar Kamarajar de Kizh Ambattur.

Pourquoi avoir expérimenté sur un lycée ? Parce que le bien-être des élèves est une priorité (au Tamil Nadu). Aussi parce que ce sont des bâtiments collectifs. Améliorer leur refroidissement passif permet d’économiser de l’énergie… Et des sous.
Et puis il y a cet autre détail : apprendre dans de bonnes conditions, c’est apprendre mieux. C’est donc contribuer à l’avenir des élèves et par là-même assurer celui de la province. Et donc l’aider à faire encore des sous, comme nous l’explique le supplément Économique du Indian Times :
Le Plan École Verte fait de la santé des étudiants une priorité en s’attaquant à la chaleur extrême, que le Tamil Nadu a formellement reconnue comme un désastre spécifique. Les officiels ont relevé que les salles de classe aux toits en béton peuvent souvent atteindre des températures de 38-40° C, ce qui cause une « chute cognitive » significative : on constate que les taux de réussite aux examens diminuent de 10 % quand le seuil de 32° C est dépassé.
Les autorités ont ensuite laissé passer trois mois, le temps de faire des relevés réguliers de température et de consommation électrique. Sans surprise, les classes sont restées à moins de 29° C sur la période. Dans les résidences du Perumbakkam, le coup de peinture a même entraîné une réduction de 20 % de la dépense énergétique ainsi que 30 % d’heures en moins « d’inconfort thermique », relève The Hindu.

Nous étions alors en janvier. Le gouvernement régional jugea inutile d’attendre plus longtemps et annonça aussitôt son plan « Green School » pour étendre l’opération à 300 bâtiments scolaires supplémentaires. Et pour aller plus loin que seulement repeindre les toits, il s’est plu à imaginer et instituer des « écoles vertes ». Le Economic Times les décrit comme « une approche globale combinant une gestion intelligente de l’eau —par l’installation de collecteurs d’eau de pluie […] et par la micro-irrigation […]— avec le tri des déchets et le vermicompostage, lequel sert à transformer les déchets organiques en engrais destiné aux jardins des écoles ». À quoi il convient d’ajouter un volet « d’éducation climatique », avec 4 000 enseignants formés comme « ambassadeurs climatiques » bénévoles pour mener des audits environnementaux et organiser des sorties scolaires en nature.
Le plan École Verte intègre panneaux solaires, collecteurs d’eau de pluie, micro-irrigation, tri des déchets, compostage et espaces écologiques (jardins fruitiers et médicinaux).
C’est sexy, c’est ambitieux et c’est rendu possible —c’est important de le noter— par le soutien du Programme Environnemental des Nations Unies (UNEP) et avec l’aide d’un co-financement de l’Agence Suisse pour le Développement et la Coopération. Ce n’est aussi qu’un début.
Mais, avant de voir où en est le pays tamoul en ce mois de juin, je ne vais pas résister au plaisir de mentionner le gouverneur régional qui a rendu possible cette débauche de peinture sur les toits des écoles : « l’Honorable M. K. Staline ».

Muthuvel Karunanidhi (dit M. K.) Staline est né le 1er mars 1953, soit moins d’une semaine avant le décès du maréchal paranoïaque et sanguinaire qui a tant inspiré son père, Muthuvel Karunanidhi dit « Kalaignar », quand il a choisi le prénom de son troisième enfant. Cet écrivain et scénariste a lui-même été gouverneur régional du Tamil Nadu de 1969 à 2011. Il est décédé en 2018.
S’il est toujours périlleux d’apposer nos étiquettes sur les nombreux partis qui constituent le paysage politique indien, on peut décrire Staline comme étant de gauche (je parle toujours de M. K.). Il a, tout jeune, fondé l’aile gauche du parti DMK (parti au logo, poing et rose, semblable à celui du Parti Socialiste français de l’époque) et a été emprisonné et torturé durant la période d’état d’urgence, quand Indira Gandhi a suspendu les libertés civiles pendant presque deux ans à la fin des années 1970. Puis il a enchaîné une belle carrière politique : trésorier, secrétaire puis président de son parti, élu député à l’assemblée régionale puis, surtout, maire de la capitale Chennai. Il a ensuite rejoint le gouvernement local, qu’il a fini par diriger.
Hélas pour lui, Staline a sous-estimé l’acteur de cinéma Joseph Vijay. Ça peut se comprendre : à la base, Vijay est une star de Bollywood. Il s’est pourtant lancé en politique dans les années 2010, en s’appuyant sur les 85 000 membres de son fan-club, avec un certain succès. Il s’est surtout fait remarquer en 2019 pour sa critique virulente de l’amendement sur la citoyenneté qui vise à accélérer les procédures d’asile et de régularisation pour les membres de minorités religieuses persécutées, à l’exclusion des musulmans (que le gouvernement Modi déteste). Le chef d’État reste d’ailleurs son adversaire principal : Vijay ne s’oppose à Staline que dans la mesure où il reproche à son parti corruption et fonctionnement « dynastique ». En-dehors de cela, il défend surtout la justice sociale et la laïcité. Lors du lancement de son parti TVK (« Parti de la Victoire du Pays Tamoul »), il a fait le serment avec son équipe de « supprimer les différences issues des castes, de la religion, du genre ou du lieu de naissance » et de « lutter sans relâche pour d’égales opportunités et pour l’égalité des droits de tous ». À croire qu’il aurait même ajouté « et de toutes » s’il ne s’était pas exprimé en anglais, où on dit « all » dans les deux cas.
Avec 108 sièges emportés sur les 234 de l’assemblée, Vijay est arrivé largement en tête des dernières élections législatives du Tamil Nadu. De quoi permettre à son parti de bâtir une coalition de gouvernement. Le 10 mai dernier, il entrait ainsi en fonction en tant que « Chief Minister » du Tamil Nadu et succédait à Staline, défait dans les urnes. Parmi ses premières décisions : suspendre le projet de construction d’une résidence de luxe de 18 étages qui menaçait la zone humide fragile de Pallikaranai Ramsar.
Joseph Vijay interprète « Google Google » au début du film Thupakki en 2021.
Tu me rajouteras du blanc, du white, du blancos (© Manuel Valls)
Joseph Vijay a donc prêté serment ce 10 mai, au stade Nehru de Chennai, devant des milliers de personnes, accueilli comme la rock star qu’il est.
Et les affaires ont repris leur cours. Et les jours ont repris leurs couleurs —soit vert et blanc, pour les écoles. Vijay a choisi le 5 juin, journée mondiale de l’environnement des Nations Unies, pour lancer officiellement le programme « Cool Roof », ce qu’on pourrait traduire par Toit Froid.
« L’initiative « École Verte » améliore les capacités de concentration et d’apprentissage des étudiants en faisant des salles de classe un endroit sûr. […] Les efforts du Tamil Nadu montrent comment une solution simple, applicable à grande échelle, susceptible d’améliorer significativement la vie quotidienne des enfants, constitue un investissement pertinent pour l’avenir ».
Balakrishna Pisupati, responsable « Inde » au Programme Environnemental de l’ONU (UNEP).
Parce que 300 écoles, c’est bien. Mais au Tamil Nadu il y en a 45 000, des écoles.
Or, à la tête de l’état tamoul, la compta a fait tourner les calculettes et mouliné sec (ne cherchez pas la contrepèterie, j’en ai pas mis) : une étude d’impact a été confiée au Indian Institute for Human Settlements (IIHS). Portant sur 97 écoles, elle a constaté que l’équipement en panneaux solaires faisait diminuer la consommation électrique de 46 %. « En moyenne », relaie le New Indian Express, « chaque école verte économise 3 572 kWh par an, soit environ 26 000 roupies (240 euros) d’économies fiscales par école et par an ». En généralisant la mesure aux 45 000 bâtiments scolaires, songe l’étude, « cela débouchera sur une réduction annuelle de la consommation électrique qui serait équivalente à environ 91 % de la consommation actuelle de l’ensemble des écoles et hôpitaux publics de l’état ».
Bien qu’indicative, cette comparaison révèle le pouvoir de transformation de l’énergie solaire sur les toiture des écoles, accompagnée de mesures d’efficacité énergétique. À une telle échelle, il est raisonnable d’espérer que les économies réalisées dépassent substantiellement, avec le temps, le capital investi pour la pose des panneaux photovoltaïques et de l’infrastructure associée.
Pour généraliser au plus vite les toits blancs et les écoles vertes, l’initiative annoncée le 5 juin compte sur le renfort du secteur privé et des initiatives locales. Concrètement, ce projet Toit Froid (je sais, Cool Roof ça sonne mieux, mais j’écris « Toit Froid » pour sonner comme « Toi Froid » et tenter, par l’hypnose subliminale, de vous maintenir au frais) prend la forme concrète d’une S.O.P. (Standard Operating Procedure en anglais, soit Procédure Opérationnelle Standard). C’est un document-cadre en 12 étapes, résume The Hindu, « couvrant les études de faisabilité, les besoins matériels, la préparation du toit, les tests, l’application primaire, le vernissage, le contrôle qualité et la maintenance périodique ».
Il suffit, pour les acteurs, de la suivre à la lettre pour adapter dès aujourd’hui leurs écoles (à une réalité parfaitement connue depuis maintenant 40 ans).

Là encore, plusieurs fées, qu’il faut remercier, se sont penchées sur le berceau climatisé du projet Toit Froid. On retrouve le Programme Environnemental de l’ONU mais aussi le collectif Seeds Technical Services, à savoir « des planificateurs urbains, des architectes, des spécialistes en gestion des catastrophes, des humanitaires, des chercheurs, des développeurs informatiques, des politiques, des consultants et des chefs d’entreprise réunis par un but commun : faire une planète plus résiliente ».
Les Toits Froids dépendront donc en partie du volontariat. Ou de la nécessité qui, parfois, fait loi. Le 1er mai par exemple, la ville de Bombay (20 millions d’habitants à l’autre extrémité du pays) annoncé à son tour investir 500 000 euros dans sa propre initiative Toit Froid, réservée aux écoles dans un premier temps, puis « à tous les autres bâtiments publics ».

Châle Heure
Est-ce que j’écris tout cela pour dire : « Arrêtons de paniquer, j’ai la solution, repeignons tout en blanc et repartons pour un tour » ? Certes non.
Pour commencer, il s’agit d’une adaptation à un réchauffement qui pourrait être sans fin. Elle atteindra rapidement ses limites sans autres mesures systémiques. Mais ce point est bien mieux expliqué ailleurs et, surtout, par des plumes et des voix à l’audience bien plus large que la mienne. Ne nous attardons pas.
Ensuite, il faut signaler que les toits blancs ont possiblement d’autres inconvénients. Ils pourraient par exemple augmenter la pollution aérienne en renforçant la concentration de particules fines dans l’atmosphère (encore que ces effets restent à décortiquer). Autre aspect plus rageant : une étude menée fin 2024 à Harvard estime que la différence de chaleur entre l’air au-dessus des toits et celui qui l’environne crée un effet de convection, similaire à la brise qui se forme à la rencontre entre terre et mer. Autrement dit, en refroidissant l’école, on prend le risque de réchauffer les alentours. Le Guardian le voyait ainsi :
Les chercheurs relèvent que cela pourrait exacerber l’inégalité climatique si les quartiers riches adoptent cette technique de géo-ingénierie et génèrent une chaleur supplémentaire vers les quartiers pauvres voisins. Par exemple, si une région de la taille de Trafford (dans le Grand Manchester) installait des toits et des routes blanches, c’est alors une bande de 1 kilomètre autour, où habitent environ 300 000 personnes en zone urbaine, qui devrait supporter une chaleur supplémentaire.
Ce qui ne veut pas dire que c’est peine perdue. Plus optimiste et plus précise, la présidente du Syndicat Américain de Géophysique observait au même moment, dans le magazine de recherche Phys :
Mais si c’est appliqué à la bonne échelle, cette technique de Gestion du Rayonnement Terrestre (GRT) peut rester bénéfique. Si elle est utilisée sur moins d’un kilomètre, selon les auteurs, il est peu probable que les précipitations en soient affectées, ou une chaleur excessive générée. Et si elle est utilisée sur des zones de plus de 10 kilomètres de large, cela devrait résulter en une zone bien plus grande affectée par le refroidissement que par la chaleur, rendant le pari justifié.
Ça se calcule, quoi. Notons encore que l’Inde accélère en parallèle la mise en place d’autres solutions d’adaptation qui feraient elles aussi grand bien ici, comme l’installation de « zones de rafraîchissement » (« cooling zones » en anglais) au cœur des villes. Ouvertes et accessibles à toutes et tous, elles aident à retrouver, pendant quelques heures, des conditions de vie supportables. On y trouve ventilateurs, climatisation, fontaines d’eau fraîche et parfois des gamchas, ces foulards traditionnels rappelant le chèche des Touaregs ou le keffieh du Proche-Orient.

À toutes fins utiles, on peut trouver ici le guide édité par l’Autorité Nationale indienne de Gestion des Catastrophes.
Il fait 35 pages et il y a tout dedans. Quelles sont les zones appropriées pour installer une zone de rafraîchissement, comment préparer les lieux déjà existants (en ajoutant en avance rideaux ou volets, en recouvrant les toits de tuiles rafraîchissantes, en calculant le nombre et la puissance nécessaire de ventilateurs par mètre carré)… Notez bien, les enfants :
Localisation
Toute structure existante utilisée comme centre de rafraîchissement doit être accessible et visible par le public. Bien qu’identifier un lieu adapté dépende en grande partie du contexte, voici quelques considérations à prendre en compte :
Devrait être accessible en transport public, ou à 15 minutes de marche pour le public visé.
Devrait être à moins de 500 mètres des points chauds vulnérables, c’est-à-dire des zones identifiées comme des îlots de chaleur urbains (ICU) par les évaluations cartographiques. Les villes ayant des ICU devraient déjà les connaître.
Devrait se trouver aux abords des établissements de soin essentiels.
Devrait être accessible en ambulance et autres petits systèmes de transport.
Devrait être équipé de rampes pour permettre l’inclusion des personnes à mobilité réduite.
Devrait être éloigné de toute zone de danger (zones inondables, à risque d’incendie, de risques chimiques, etc.)
Je ne comprends pas pourquoi on n’en voit pas ici. Même si, en Inde, malgré l’accélération récente de leur déploiement, leur nombre demeure encore, hélas, bien insuffisant (compte tenu à la fois de la population et de la hausse constante des températures). Quand il fait chaud, on ne peut pas dire que ça aille bien, en Inde. Il reste possible de faire mieux.
Avec les toits froids, par exemple. C’était l’avis du Monde il y a six ans (et de Enedis qui sponsorisait l’article). C’était l’avis aussi de Reporterre en 2023, dans un texte long et fouillé, qui relayait également, en y répondant, les objections des opposants. Notamment —salut la France— celles du lobby de l’étanchéité bitumineuse. C’est encore l’opinion de quelques municipalités. Paris ou Nantes, par exemple, ont déjà entamé quelques blanchiments de toitures d’écoles. On trouve d’autres exemples encore, publics et privés, sur le site du fabricant français Cool Roof, l’un des leaders mondiaux, qui glisse du carbonate de calcium (de la coquille d’huîtres) dans sa peinture pour mieux expédier ad patres tous ces rayons du démon.
D’accord c’est de la com, mais ça serait pas chouette, des fois, de voir de la com comme ça plutôt que pour nous dire que les arrêts maladie c’est mal ?
Au fond, si j’ai tenu à raconter aujourd’hui cette belle histoire vraie du pays tamoul, ce n’est pas seulement parce qu’elle me semble un parfait cas d’école de bonne gouvernance et d’une politique collective conduisant à des résultats partagés. C’est parce qu’elle n’est justement qu’un exemple pris dans une gestion plus large et plus durable du réchauffement.
En effet, c’est tout un organisme interministériel, dans cette région de 80 millions d’habitants, qui a été créé spécifiquement pour affronter ces questions. À savoir le TNGCC (Tamil Nadu Green Climate Company), qui sur son site se présente en ces termes :
Une organisation nodale qui supervise l’implémentation des 4 missions fondamentales pour l’environnement :
Chacune de ces missions comporte ensuite ses propres projets. À titre d’exemple, pour celle sur l’écologie, la protection des forêts et de la biodiversité. Ou, pour la première, le développement de villages entiers conçus pour résister au changement climatique, la transformation de 4 villes en « pôles d’émissions neutres », le « verdissement » des deux plus grands temples de la région, le programme École Verte évoqué aujourd’hui…
Et puis la création d’une nouvelle formation, assortie d’un nouveau métier : celui de « Green Fellow », de Compagnon Vert.
Le programme de compagnonnage vert a été lancé pour renforcer la gouvernance environnementale dans tout le Tamil Nadu et soutenir les districts, en faisant avancer les missions majeures de l’état. Dans la première phase, 40 Compagnons Verts ont été placés dans chacun des 38 districts et au niveau de l’état […].
Les Compagnons ont travaillé étroitement avec l’administration des districts pour coordonner les activités relatives à leurs missions, améliorer la fourniture de services environnementaux sur le territoire, conduire des recherches, documenter les meilleures pratiques et construire des partenariats forts avec les conseils départementaux, ainsi que les organisations de la société civile et les institutions académiques. Ces efforts ont aidé à créer les données nécessaires à la prise de décision et encouragé les solutions innovantes pour un Tamil Nadu intelligent face au climat […].
Une nouvelle cohorte de Compagnons Verts a été sélectionnée cette année, et déployée dans les districts, pour renforcer notre action climatique, améliorer la coordination des missions et soutenir l’état dans son chemin vers la gouvernance environnementale et le développement soutenable.

Mais aussi, mais encore
Les infos qui ont failli m’échapper
La pénurie d’eau des États-Unis menace directement son projet d’extraire du lithium, un métal essentiel à la transition énergétique (du moins à la croissance verte), sur son territoire. Cela lui aurait permis d’être moins dépendant de celui qui est raffiné en Chine. Dommage. (Enerzine) — Selon une étude de la Société de Protection des Réseaux Souterrains (SPUN), le réseau mycorhizien, que forment les champignons en sous-sol, mesurerait au total, mis bout à bout, 110 quatrillions de kilomètres, soit plus d’un milliard de fois la distance qui sépare la Terre du Soleil. (Mother Jones) — Le secteur immobilier s’adapte aux nouvelles demandes des Néo-Zélandais, qui s’avèrent bien plus demandeurs d’espaces de rangement que d’une piscine ou même d’une pelouse. Selon un sondage commandé par la chaîne d’ameublement Mitre 10, les jeunes gens privilégieraient même l’espace de stockage sur l’esthétique. (Stuff) — La couleur rose de GJ504b, exoplanète à 57 années-lumière de la Terre, s’explique : il s’agit tout simplement de nuages de sel. (Enerzine) — Le gouvernement français annonce la sortie du Mont Saint-Michel du Centre des Monuments Nationaux. Comme le budget de cet institut de protection du patrimoine fonctionne sur la mutualisation, et que l’abbaye médiévale est l’un des bâtiments historiques les plus visités au monde, la perte de revenus envisagée menace directement l’avenir d’une centaine d’autres monuments. (Connaissance des Arts) — En triplant sa taxe de séjour hôtelière (de 1 à 3 %), la province de Phuket en Thaïlande pourrait générer 1 milliard de baht de revenus par an (26 millions d’euros), a calculé l’Organisation Administrative de la Province, très tentée. (Bangkok Post) — Des milliers d’habitants et d’entreprises ont été privés d’eau pendant 24 heures à Nairobi, pour des travaux de maintenance urgents. Les zones affectées sont Westlands, Lavington, Kilimani, Upper Hill, Ngong Road, Madaraka, Lang’ata, Kibera, Karen, Uthiru, Kawangware, Kangemi, Ruai, Ngundu et Kamulu. (Pulse Kenya) — La Commission Européenne donne un avis positif préliminaire sur la quatrième demande de la Bulgarie à bénéficier du fonds européen de Reprise et Résilience. Elle estime que le pays des Balkans a mené à bien des réformes importantes, comme l’instauration d’un corps indépendant de lutte contre la corruption ou le déploiement de l’énergie solaire. Elle note cependant que d’autres secteurs doivent encore être améliorés, comme la législation concernant la distribution et l’assainissement des eaux. (Intellinews) — Finalement, la Terre pourrait ne pas être détruite par le Soleil quand il explosera dans 5 milliards d’années. (Interesting Engineering).
Prochain Jour En Plus : lundi 29 juin.
Gardons les pieds sur Terre pendant que ça tourne !
Partagez, relayez : il suffit que chacune et chacun suscite un seul abonnement pour assurer la pérennité d’Un Jour En Plus.
Merci à Marjorie Risacher pour ses coquillicides impitoyables.



