En passant par Tripoli, avec ma limace
Nouvelles de Thaïlande, de Libye, d'Angleterre et des USA
Bonjour,
permettez-moi de vous souhaiter une excellente semaine en compagnie, aujourd’hui, de sportifs déçus, d’un musée en vie, d’une bonne dose de flemme et d’espoir.
N’hésitez pas à transférer le mail pour faire connaître mon travail. Il suffit que chacune et chacun d’entre vous suscite un abonnement pour assurer la pérennité d’Un Jour En Plus.
NB : si le mail apparaît tronqué par votre boîte, vous pouvez le “Lire dans le navigateur” en cliquant sur le lien en haut à droite.
Bonne lecture !
On tourne en rond
Croyez-en mon expérience : quand vous présentez pour la première fois votre œuvre au public, si vous sentez le besoin de préciser que “ah oui mais c’est pas fini”, c’est que vous aurez besoin de plus de finitions que vous le pensiez.
Cette sagesse millénaire vient de se rappeler au bon souvenir de la municipalité de Padang Besar (au sud de Thaïlande) à l’occasion de la visite du maire sur le chantier, en cours d’achèvement, de son nouveau complexe sportif à 30 millions de baht (près d’un million d’euros). La ville s’est empressée de relayer l’heureux événement sur Facebook. Les commentaires, d’abord sous la publication puis dans la presse nationale, n’ont pas réagi avec l’entrain espéré. En cause, la piste de course autour du terrain de football :
Si l’on en croit les esprits chagrins, un virage à angle droit en plein 400 mètres serait dangereux pour la santé. Mais l’ex-député-maire de la ville (celui à l’origine de la commande) a trouvé les mots pour défendre cette innovante réalisation :
“La piste n’a jamais été pensée pour une utilisation athlétique, seulement pour servir de terrain d’exercice et de marche”, a-t-il expliqué avant d’ajouter que le projet n’était pas officiellement livré et pouvait encore être modifié. “Elle n’est qu’un bonus. Quand au terrain, il respecte toutes les normes internationales”.
C’est assurément une bonne nouvelle et, en même temps, l’occasion de réviser la formule de Freud expliquant les mécanismes du déni dans L’interprétation des rêves :
Tout ce plaidoyer […] rappelle la défense de cet homme à qui son voisin reprochait de lui avoir rendu un chaudron en mauvais état : “Premièrement, je te l’ai rendu en bon état ; deuxièmement, ton chaudron était déjà percé quand je te l’ai emprunté ; troisièmement, je ne t’ai jamais emprunté de chaudron”.
Le fondateur de la psychanalyse conclut : “Tout est parfait ; il suffit que l’un de ces trois moyens de défense soit jugé valide, pour que l’on doive acquitter cet homme”. Tant mieux pour lui. Pour le maire de Padang Besar, en revanche, je crains qu’il reste encore du travail (en matière de gros œuvre comme de persuasion). Même pour la marche —que ce soit la discipline sportive ou la balade au soleil— l’idée de demeurer dans un couloir et de ne tourner qu’à 90° reste modérément attirante.
Même si, chacun en conviendra, c’est toujours mieux qu’assister à un match de football.
L’histoire cause toujours
Dans la vie, il y a des musées qui ouvrent, des musées qui rouvrent et des musées qui revivent. Cette dernière option est celle choisie par le Musée National Libyen, fermé brutalement il y a 14 ans dans la révolution et la guerre.
C’est en décembre dernier que l’établissement culturel, niché dans une forteresse du XVIème siècle, a rouvert ses portes. Une ré-inauguration accompagnée de joyeuses festivités que le Guardian racontait alors de sa plus belle plume :
Le Musée National Libyen —qui abrite les plus grandes collections d’antiquités classiques du continent, au cœur du complexe historique de Tripoli du Château Rouge— est resté fermé pendant presque 14 ans en raison de la guerre civile qui a suivi la chute de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi. Sa cérémonie de réouverture constituait le point d’orgue d’un spectacle somptueux qui résumait la riche histoire du pays, auquel ont assisté diplomates et célébrités arabes. On y trouvait un orchestre symphonique au complet venu d’Italie, des acrobates, des danseurs, des arches de feu et des jeux de lumière projetés sur l’enceinte de la forteresse. On n’a économisé ni en actes de cirque ni en dépenses, à en juger par la conclusion durant laquelle est apparu dans le ciel, suspendu à des câbles, un navire à voile ottoman tourbillonnant puis accueilli par une jeune femme, surgissant tel un ange.
Quelques semaines plus tard, The New Arab revient plus en détail sur l’extraordinaire histoire qui a permis de préserver, au cœur du conflit, un exceptionnel patrimoine historique. À la manœuvre, un héros très discret : l’expert en antiquités Ramadan al-Shaibani. Quelques semaines avant que les bombes de l’OTAN ne tombent sur la capitale, celui-ci avait assisté avec consternation, à la télévision, au pillage du musée égyptien du Caire. Voilà pourquoi, tandis que s’effondrait le gouvernement de son pays en 2011, il a réuni 9 collègues dans les sous-sols de l’édifice “et proposé un plan qui resterait secret durant des années”, raconte ce média anglophone “progressiste et non partisan”.
L’histoire est joliment folle. Al-Shaibani a d’abord obtenu du responsable des antiquités nationales, Saleh al-Uqab, les plein-pouvoirs pour organiser lui-même sa mission de sauvetage archéologique et artistique. Il a commencé par téléphoner aux directeurs des autres musées du pays pour les inciter à suivre son exemple : il savait qu’il ne pourrait pas abriter lui-même leurs collections (certains étaient déjà passés sous contrôle rebelle et les pénuries d’essence étaient la norme). Puis, raconte-t-il, “j’ai choisi parmi les employés un groupe dans lequel j’avais confiance, un groupe de patriotes, qui comprenaient l’importance de ce trésor national”. Et pendant deux mois, ils ont transporté 350 sculptures et 2 000 pièces d’or, de bronze et d’argent dans un petit corridor de maintenance, le plus invisible et anodin possible. Ils ont ensuite masqué l’entrée par un mur de briques, qu’ils ont recouvert de plâtre puis peint à la couleur des cloisons alentours. Pour compléter l’illusion, ils ont placé, devant le tout, un bureau avec ordinateur, paperasse et armoires de rangement.
La méthode rappellera peut-être aux amateurs et amatrices celle des survivants du Zombie de George Romero pour se dissimuler aux regards, confirmant toutes les vertus pratiques de ce long-métrage visionnaire. Mais al-Shaibani et son équipe ont, fort heureusement, eu plus de succès que nos malheureux héros :
La ruse a été mise à l’épreuve plus tôt que prévu. La nuit du 20 août 2011, les combattants révolutionnaires sont entrés dans Tripoli et ont proclamé la fin du régime de Kadhafi. Le Musée National et la Banque Centrale adjacente ont été parmi les premiers bâtiments qu’ils ont atteints. “Le chaos régnait à ce moment-là, et tout était sens dessus dessous mais c’est normal, c’est ce qu’on attend dans ces cas-là, c’est comme ça dans toutes les révolutions du monde”, se souvient al-Shaibani.
Il s’est précipité dans le musée le matin suivant et est tombé sur des hommes en armes qui erraient dans les galeries. Ils n’ont rien trouvé de transportable. Ne restaient que de colossales statues de pierre, pesant plusieurs tonnes. Quelques soldats ont tenté de détruire des objets associés au tyran, dont sa voiture Volkswagen, mais il a pu intervenir, avec ses collègues, argumentant que cela aussi faisait partie de l’histoire du pays.
Un autre membre du groupe, Fathi al-Khuwaildi, s’est précipité vers le mur dissimulé. L’ordinateur posé sur le bureau avait été dérobé, et les papiers fouillés. Mais personne n’avait remarqué le plâtre encore frais juste derrière.
“Personne n’a prêté attention au mur, ni à ce qu’il y avait derrière”, dit-il. “L’opération était un succès”.
Cet esprit d’initiative, au plus fort de la plus formidable crise qu’ait connu son pays en presque 50 ans de dictature, a permis de préserver l’essentiel des collections. Le bilan est moins florissant dans les autres villes. 150 artefacts auraient été pillés au musée de Bini Wallid, par exemple, et plus de 80 à Syrte. Selon les autorités libyennes citées dans l’article, ce serait au total des centaines de milliers d’objets qui auraient disparu au fil des années. Et pourtant pas un seul au Musée National Libyen, grâce aux efforts d’al-Shaibani et de sa bande, comme l’a confirmé l’UNESCO lors d’une visite sur place. L’organisme des Nations Unies a d’ailleurs apporté son expertise au réaménagement du musée, remis à neuf et enrichi au terme de six ans de labeur pour un budget de 5 millions de dollars. Un travail mené avec l’appui de la Mission archéologique française de Libye et de l’Alliance Internationale pour la Protection du Patrimoine.
Le musée est même un peu plus rempli qu’auparavant, raconte encore The New Arab :
Aux expositions s’ajoute une pièce entière dédiée à 21 artefacts autrefois volés. Ils incluent des objets volontairement rendus par ceux qui s’en étaient emparés : les autorités des États-Unis et du Royaume-Uni, ainsi qu’un collectionneur privé italien. Une fragile momie d’enfant, vieille d’environ 5 400 ans et exhumée du site antique de Uan Muhuggiag, au sud du pays, a particulièrement retenu l’attention.
Tout le monde n’a pas eu cette chance : pas plus Ramadan al-Shaibani que sa courageuse équipe n’ont obtenu la reconnaissance du nouveau pouvoir. Ils n’ont même pas été invités à cette nouvelle inauguration. “On n’a jamais demandé de paiement ou de récompense pour ce qu’on a fait”, remarque al-Khuwaildi. “C’était un devoir national et humanitaire. Mais ça fait de la peine à tout le monde que ce qu’on a fait ne reçoive pas même un certificat symbolique, en reconnaissance de notre travail et de notre dévouement”.
Si vous avez un cœur et que vous connaissez un scénariste, voire un producteur, vous savez désormais ce qui vous reste à faire. Le pitch est à vous.
Musée National Libyen / The New Arab
La limace et les basses

Parmi les chansons de la rentrée et malgré une concurrence rude (avec le “Kiss off“ des Dandy Warhols en bon deuxième), une flèche m’a touché au cœur : la nouvelle production de Big Special.
British et opiniâtre, ce duo électro-punk s’est formé en plein “Black Country“ (l’ancien bassin minier anglais) durant le confinement : il a donc tout pour plaire. Son deuxième album, National Average (après Postindustrial Hometown Blues), est paru en juin. Il est suivi par un tombereau de singles postés sur YouTube au fil de l’eau. On a ainsi eu droit à l’énervé “Hug a Bastard”, puis au pas tellement plus calme “Plaintive Native”, deux sympathiques odes à l’Angleterre de Keir Starmer, Boris Johnson et Nigel Farage. Et en ce début d’année vient “SLUGLIFE”. “Slug” signifie “Limace”mais le titre n’a pas été choisi pour le seul plaisir du mot laid. Il convient plutôt d’y voir un encouragement aux bonnes résolutions de l’année, ainsi explicité par le chanteur Joe Hicklin :
[C’est] une chanson sur l’idée de vivre au ras du sol, en y allant mollo. Sur le sentiment de culpabilité que l’on peut éprouver quand on a besoin d’un peu de temps pour se relever. Ça parle de comment surmonter la haine de soi que peuvent générer les temps difficiles.
C’est tout de même drôle qu’il faille toujours rappeler, marteler même, que le temps pour soi est essentiel à la vie. À toutes les vies. À la vie amoureuse, à la vie libre, à la vie heureuse. Mais aussi à la vie productive, à la vie quand on travaille, à la vie quand on agit parmi les autres. Pourquoi donc, de plus en plus au fil des dernières décennies, faut-il se justifier dès que l’on cesse de pointer ? Proclamer que non, on ne va pas se reposer, analyser ce qui s’est passé, chercher à comprendre où l’on va, ce qui se passe, mais se remettre au turbin le plus vite possible, sans réfléchir, sans se protéger, sans vraiment choisir son boulot… Voilà votre devoir, citoyen. Il faut mériter son toit, son chauffage, son repas, même si c’est au prix d’un emploi qui vous appauvrira tout en appauvrissant le pays.
ILLUSTRATION : VEUILLEZ IMAGINER ICI LA TÊTE DU POLITIQUE CUPIDE ET “ANTI ASSISTANAT” DE VOTRE CHOIX POUR M’ÉVITER D’AJOUTER LA TÊTE DE LAURENT WAUQUIEZ À CETTE NEWSLETTER PLEINE DE BON GOÛT.
Il suffirait pourtant parfois de quelques mois de liberté pour retrouver le désir de faire. Pour reprendre dignement le chemin de son destin. Du seul destin qui vaille : celui de l’utilité commune. Sénèque l’écrivait déjà dans Sur la Tranquillité de l’âme :
Il faut savoir détendre sa pensée : elle se relève après un repos plus assurée et plus vive. De même qu’il ne faut pas forcer un sol fertile (car on aura tôt fait de l’épuiser si on le fait produire sans arrêt), de même un labeur ininterrompu brisera l’ardeur de l’esprit ; un répit, une courte détente lui rendront son énergie. Quand l’effort se prolonge trop, il entraîne une sorte d’usure et de dépression de l’intelligence.
Deux mille ans plus tard, merci à lui, à Big Special et aux limaces de nous le rappeler.
En cas de chute
J’ai parfois peur du pire, je l’avoue. Jusqu’à présent, dans ces moments-là, je ne pouvais rien faire d’autre que me répéter que l’avenir est insondable. Et que donc, même quand on a 20 ans de pratique de l’anxiété derrière soi, les tragédies arrivent toujours de là où on ne les attendait pas. Dès lors, pourquoi s’en faire ? En écrivant cette phrase, je me rends compte que j’aurais peut-être pu trouver un système plus léger de gestion du stress. Mais plus besoin de chercher. Car maintenant, quand j’ai peur, je n’ai qu’à relire “If you’re panicking about collapse”, une lettre écrite spécialement pour moi —et pour vous— par Chris Begley, archéologue marin et journaliste.
“Nous vivons dans le présent, toujours, et tant qu’il y a un présent, il y a des choses qui comptent. Ce que vous faites a une importance, maintenant. Quand bien même nous n’aurions plus que cela, ce serait suffisant”.
Chris Begley, “Si l’effondrement vous fait paniquer”.
Comment a-t-il pu m’écrire une lettre alors qu’il n’a jamais entendu parler de moi, me demandez-vous ? Eh bien c’est grâce à Kelly Hayes. Cette jeune femme, qui revendique son appartenance à la tribu indo-américaine des Menominee autant que ses activités d’éducatrice et de militante, signe entre autres l’infolettre Organizing my thoughts”, “sur les choses à savoir si vous voulez changer le monde”.
La voici désormais à l’origine d’un travail éditorial remarquable, appelé à laisser une petite trace dans l’histoire (aussi longtemps qu’il y aura une histoire c’est-à-dire assez longtemps, si j’en crois l’histoire). Son titre : Read this when everything falls apart, soit À lire quand tout s’écroule. C’est un recueil d’une vingtaine de lettres destinées à celles et ceux qui, face à la tournure du monde, auraient envie de baisser les bras. Une grosse brassée de courriers qui partagent trois points communs : le premier est d’être signés par des activistes, avec leur expérience du terrain, de la lutte, de l’espoir, des victoires, des découragements. Des gens qui savent que même dans la tempête, les convictions, voire simplement les principes, voire seulement l’empathie, ou juste l’amour, donnent du sens à l’existence. Le second est d’être écrits comme on vous prend par les épaules, pour vous regarder dans les yeux, vous serrer dans les bras, vous murmurer à l’oreille ce que vous avez besoin d’entendre. Le troisième est que tout cela donne envie d’agir, de faire ce que l’on peut… ce qui est déjà beaucoup, toujours énorme, même et surtout quand les actualités vous écœurent.
Le sommaire est un poème à lui tout seul. Je ne vais pourtant pas en donner tous les intitulés. Sans les réponses qui suivent, la liste des situations tragiques dont s’emparent ces missives lumineuses (“Si vous luttez avec votre santé mentale” ; “Si vous n’en pouvez plus des attaques contre les droits reproductifs” ; “Si vous voulez vous battre contre la Tech”…) risque de produire l’effet inverse à celui escompté.
Pour accompagner la sortie d’À lire quand tout s’écroule, le site à but non-lucratif Truthout, qu’elle a co-fondé, a ouvert ses oreilles à Kelly Hayes. De la longue interview qui en résulte, où se dévoilent la genèse et les objectifs de l’ouvrage, retenons ces quelques mots où elle explique son choix de la collection de lettres. Pourquoi ce format, écrit au “vous”, à vous et nous, pour venir en aide à ses semblables ?
Pour moi, il y a quelque chose de très personnel et humain dans l’écriture d’une lettre, et c’est précisément le moment de nous accrocher à tout ce qui est personnel et humain. L’I.A. infiltre tout. Jusqu’aux moyens de communication intimes. Quand le sentiment humain et l’expression de nos pensées, de nos émotions, de nos expériences, sont délocalisés dans les machines, je suis convaincue qu’ils nous faut redoubler d’intimité, d’empathie, de tout ce qu’il est impossible de répliquer, d’imiter. Comme l’expérience d’être un humain qui essaie, échoue parfois, et se relève.
L’écriture d’une lettre est un acte contre l’oubli, un refus de l’abandon, une façon de faire passer la vérité en contrebande pour dire la réalité de l’oppression, des conditions intolérables issues de cette division qui nous sépare, qui est artificielle et qui nous est imposée par la violence.
Je crois aussi que nous devons faire plus volontiers appel aux échanges entre les personnes qui veulent agir pour le bien. Il vaut mieux cela que nous laisser rattraper par ces dynamiques performatives auxquelles les réseaux sociaux nous ont contraints. Donc, d’une certaine façon, ce format est à la fois le fruit de ce contre quoi nous nous battons, et l’enfant des traditions, de nos manières d’être ensemble, humains. À notre époque, voilà qui mérite d’être défendu.
Mais aussi, mais encore
Les infos qui ont failli m’échapper

L’Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français annonce les 4 finalistes en lice pour le prix Marcel Duchamp 2026 : le duo David Brognon & Stéphanie Rollin, Laura Henno, Josèfa Ntjam et Joël Andrianomearisoa. Les œuvres des finalistes de la précédente édition (Bianca Bondi, Xie Lei, Eva Nielsen et Lionel Sabatté) restent exposées au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 22 février. (Connaissance des Arts) — Le Ministère du Commerce Extérieur de Bosnie retire sa licence à l’entreprise de production de drones civils et militaires BNT. Cette dernière aurait “modifié les caractéristiques techniques et opérationnelles“ de ses appareils sans en avoir informé le gouvernement (ni qui que ce soit d’autre). (Balkan Insight) — Après 17 jours d’enquête, la police des Parcelles Assainies, commune d’arrondissement de Dakar, a interpellé le voleur de la table de mixage du stade Léopold Sédar Senghor. Profitant d’une conférence, le suspect s’était présenté comme membre du personnel venu résoudre un problème de micro. Il était ensuite resté dans la salle, guettant le bon moment pour commettre son larcin. Le receleur a également été arrêté. (Séné News) — Un tribunal tunisien ordonne la libération de plus de vingt travailleurs humanitaires qui se trouvaient en détention depuis mai 2024, dont l’ancienne directrice de l’ONG française Terre d’Asile. Accusés d’avoir “facilité l’entrée illégale et l’aide au séjour” de migrants, certains risquaient jusqu’à 10 ans de prison. Le dimanche précédent, la rapporteure spéciale des Nations Unies pour les défenseurs des droits de l’homme, Mary Lawlor, avait exhorté les autorités à les relâcher “plutôt que les poursuivre au nom de charges douteuses liées à leur travail de défense des droits des migrants”. (The New Arab) — Shoichi Matsumoto, blogueur et photographe japonais spécialisé dans l’alimentation et la gastronomie, obtient en justice une compensation de 10 000 dollars canadiens (un peu plus de 6 000 euros). La condamnation touche l’entreprise de livraison à domicile de Colombie Britannique Canuck Eats. Celle-ci avait utilisé deux de ses images sur son site internet sans sa permission, puis refusé de donner suite à ses demande de retrait. (PetaPixel) — Dans la Vallée d’Ossau (Pyrénées-Atlantiques), la station d’Artouste renonce à son projet de piste de ski en plastique de 20 mètres de long (pour 15 de large). La décision est à mettre au crédit de son conseil d’administration. “On s’adapte aux conditions que nous offre la nature”, a expliqué le directeur du domaine skiable. (La Relève et La Peste) — Le gouvernement thaïlandais inscrit explicitement le chat Thaï (Wichenmaat dans l’idiome local) au rang des symboles nationaux. Cette décision, qui remonte à novembre dernier, suit les recommandations de son Comité pour l’Identité Nationale, lequel cite les “données historiques et génétiques” qui rendent uniques ses caractéristiques physiques (Bangkok Post).
Prochain Jour En Plus : lundi 26 janvier.
Gardons les pieds sur Terre pendant que ça tourne !
Merci à Marjorie Risacher pour ses coquillicides impitoyables.






