En passant par l'Uruguay, avec BTS
Nouvelles de Londres, des US, de Montevideo et de Mexico
Bonjour,
permettez-moi de vous souhaiter une excellente semaine en compagnie, aujourd’hui, d’aquarelles et de toiles du même métal, de risographie, d’électrons et d’un sautillant cyclone.
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Bonne lecture !
Des yeux ou bleus ou verts
Chacun son combat. Celui de Bernard Jacobson, galeriste londonien, est de faire reconnaître le talent du peintre William Tyllyer, son ami depuis un demi-siècle. Il s’est même fendu il y a trois ans d’une lettre ouverte expliquant que, dorénavant, son travail consisterait avant tout à exposer cet aquarelliste abstrait, dans le but de le faire entrer dans l’histoire. “Je le considère comme l’héritier de Constable, via Cézanne et Matisse”, écrivait-il. “C’est un homme intensément privé, totalement en-dehors du système, et je compte bien remettre les choses à l’endroit.”
Pour Whitehot, l’historienne de l’art Grace Palmer est allée visiter la dernière exposition consacrée par Jacobson à son ami, The Watering Place (Le Point d’eau). Le travail de Tyllyer s’y révèle apaisant et coloré, deux adjectifs qui ne vont pas toujours de concert en matière picturale. La reporter en est revenue convaincue par un art “à la fois pastoral et enrichi des sensibilités modernes, une abstraction virtuose dans le genre du Paysage”.
Cette faculté à rendre, de manière abstraite, la quiétude et l’humeur méditative que suscite la nature, et plus encore sa contemplation, donne à son coup de pinceau une originalité incontestable. Ses couleurs vives, fières, dansantes, savent illuminer les environs où que vous soyez, et la journée quelle que soit sa tournure malgré leur froideur apparente. Mais Tyllyer n’est pas que douceur. Il peint le plus souvent sur des treillis d’acier parce que, explique-t-il, “si on cherche le sens de la vie, il faut l’appuyer sur la solidité des faits”.
Il faut voir dans ces matières inflexibles et chatoyantes un reflet de la vie de cet enfant des sixties qui depuis longtemps a choisi de vivre en ermite dans les landes du Yorkshire. Un praticien assidu de l’errance et du silence, décrit Palmer :
Comme tout bon peintre moderniste, Tyllyer dédie son temps à traverser en voiture son environnement rural, à l’absorber, à trouver son repos dans les sensations visuelles qu’il procure (même s’il ne peint jamais en plein air) […]. Il y a un paradoxe inhérent au sein même de ses aquarelles : une précipitation et une urgence à capturer l’esprit d’un lieu, qui sont pourtant le résultat d’années de réflexions, d’immersion dans les terres.
C’est particulièrement évident quand on considère sa façon de se ré-engager constamment dans son propre travail. À mesure que le paysage change et évolue avec le temps, ses peintures se voient dotées des mêmes perturbations topographiques. Cela construit une histoire, visible par les marques qu’elle laisse. C’est cela qui permet au spectateur de nager dans “un monde en aquarelle”.
Et de respirer à plein poumons, en laissant —merci bien— les angoisses à la porte.
Print not dead
Le Minnesota est entré en résistance. Face aux abus de pouvoir de ICE (Immigration and Customs Enforcement, la police des frontières américaines créée par George W. Bush après le 11 septembre —et aujourd’hui pratiquement transformée en milice raciste négligeant de respecter les lois de son propre pays), nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui s’organisent, surtout par humanité, pour protéger leurs voisins dans un État qui se sent littéralement sous occupation.
Il est impossible (et un peu hors de propos) de chroniquer ici, l’ensemble des efforts et des espoirs mais il serait indigne d’une revue de presse de ne pas souligner l’initiative du jeune média numérique 404. Ainsi désigné en référence à l’erreur célèbre sur Internet de la “Page introuvable”, 404 est le bel enfant d’une triste histoire. Il est né en 2023 avec la banqueroute du groupe de presse canado-américain Vice Media (connu pour son magazine éponyme, underground, trash, malin, ado, qui trouva parfois les mots et souvent les images pour dépeindre le nihilisme de la première décennie 2000). Lorsque le groupe médiatique annonça, au milieu de licenciements massifs, la mort de son site Motherboard, sa branche consacrée à la technologie, des milliers de geeks, de bricoleurs et de joueurs s’apprêtèrent à traverser les 7 étapes du deuil… Sans avoir à dépasser celle du choc, puisque l’équipe virée décida aussitôt de recréer un titre de presse. Avec deux différences notables : cette fois, il fonctionnerait sans publicité. Et il serait détenu par les journalistes qui le font (plutôt que par les financiers qui défont).

Leur objectif : “à court terme”, écrivaient-ils alors, “nous concentrer sur la production de reportages, de billets, d’enquêtes et de scoops ayant trait au hacking, à la cybersécurité, au sexe, au porno, à l’intelligence artificielle, aux droits des consommateurs, à la cybercriminalité, à la surveillance, au respect de la vie privée et à la démocratisation d’Internet. À long terme l’entreprise cherchera à faire de nos meilleures réalisations des livres, des documentaires, des long-métrages ou des podcasts narratifs”.
La tournure politique américaine faisant la part belle, avec la bénédiction et la complicité du gouvernement, à l’intégralité des crimes cités, les reporters intrépides de 404 ne manquent pas de travail ces temps-ci. Mais le nouveau format qu’ils expérimentent n’est pas forcément celui attendu. Il prend la forme d’un journal papier : ICE Surveillance Zine, le fanzine de surveillance de ICE.
C’est donc un fanzine. Autrement dit un magazine amateur, imprimé pour pas cher, sur du papier, du vrai, et pensé avant tout pour être distribué de la main à la main. Soit seize pages bicolores (vert et rose) duplicopiées (en risographie, technique d’impression bon marché et prisée des graphistes du moment, nous explique Connaissance des Arts). Mais pourquoi diable revenir au papier, de la part d’un magazine spécialisé dans la haute technologie et alors que nous venons de passer —déjà— le premier quart du vingt-et-unième siècle ?
Parce que, écrit son rédacteur-en-chef Jason Koebler, “les zines, c’est cool et la presse papier, c’est cool”.
Puis, plus sérieusement :
Nous avons passé les deux dernières années et demi à construire quelque chose de plus soutenable et plus humain, dans un monde et sur un internet qui paraît plus automatisé et artificiel que jamais. Nous avons montré qu’il était possible pour une petite équipe de reporters dévoués de produire un journalisme responsable, percutant et innovant. Nous nous sommes attaqués aux compagnies et aux pouvoirs qui veulent nous imposer un monde plus inhumain sans faire notre priorité de l’adaptation aux algorithmes et aux moteurs de recherche. Néanmoins, nous passons encore beaucoup de temps à chercher comment toucher de nouveaux publics.
Ce nouveau support, qui joint le marketing à l’agréable, ne tombe pas non plus du ciel. 404 consacre un épisode entier de son podcast à un retour en grâce du papier dont ils ne sont qu’un des avatars.
La vieille presse retrouve un peu de jouvence parce que, analysent-ils, elle demeure synonyme de liberté (par opposition à l’Internet prisonnier des réseaux sociaux), de soutenabilité (ça pollue moins)… Et peut-être plus simplement de nostalgie… Nostalgie d’un monde où tout n’allait pas si vite, trop vite. L’épisode cite comme inspiration principale The Onion, un canard satirique culte, né dans les années 1980, devenu tout-numérique en 2013 et finalement revenu, lui aussi, à l’édition d’un journal. Un bon vieux journal, un vrai, avec ses pages qui se tournent, sentent l’encre frais et coupent le bout des doigts. Un journal à cause duquel on perd volontiers deux heures de temps à le relire, des mois plus tard, alors qu’on cherchait juste de quoi emballer le poisson.
Derrière le phénomène, on trouve également un besoin d’identifier des sources d’information fiables (et identifiables), voire un besoin d’expérience humaine —l’un des plus forts leviers de croissance, pour ces néo-magazines et journaux, réside dans la distribution en lieux spécialisés, fréquentés par ces créatures de chair et d’os qu’on appelle les gens (salles de fitness pour les publications sportives par exemple). C’est du moins l’un des axes d’analyse qu’examinait, en septembre dernier, le groupe anglais MediaVoices dans son rapport de 65 pages Inside the Print Revival.
Cet aspect nous ramène d’ailleurs au ICE Surveillance Zine. “On l’a en partie produit” poursuit Jason dans son texte de lancement, “parce que nous avons été invités à aider au lancement d’un concert de charité, par nos amis de heaven2nite à Los Angeles, dont les bénéfices iraient à la Coalition pour les Droits Humains des Immigrants (CHIRLA) […]. On donnera des exemplaires du zine avant de le mettre en vente en janvier sur notre page Shopify”.
C’est au fond un titre de service, centré sur la façon dont la Tech et ses entreprises vendent à ICE des outils de surveillance numériques extrêmement élaborés : pour savoir comment s’échapper, encore faut-il savoir à quoi.
Le temps de travailler ce dossier avec mes petites pattes, hélas, le zine est déjà épuisé à la vente en ligne (et 404 n’a pas répondu, au moment d’écrire ces lignes, à la question de savoir s’il serait réimprimé). Ce n’est pas si grave car, d’une part, il y aura une réédition (voire un numéro 2), j’en mettrais ma main au feu. Le succès et l’actualité semblent le garantir. Et, d’autre part, car son sujet, son fond, reste suivi de près par le média (et pas seulement : les liens dans la description qui suit proviennent tous d’articles en français).
Surveillance des réseaux sociaux, reconnaissance faciale : tout est optimisé pour arracher les individus à leur domicile, à leurs familles, à leur pays. Un seul exemple, traité dans le dernier épisode du podcast : le logiciel ELITE, pour Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement —soit “Identification et Ciblage Amélioré d’Indices pour Forces de l’ordre”. Développé par la société privée Palantir (tout un poème, elle aussi, qui a tout de même choisi comme nom l’objet magique utilisé par les Ténèbres pour convertir les âmes au Mal absolu dans Le Seigneur des Anneaux) permet, sur une carte informatique d’une ville, d’un quartier ou d’un village, de simplement délimiter, à la main, une zone —un cercle, un triangle, une croix gammée, écoutez votre instinct.
À l’intérieur du périmètre ainsi délimité, des petits points s’afficheront, tous correspondant à un sans-papier potentiel, identifié grâce aux outils numériques (dont la surveillance des réseaux sociaux). En bonus, ELITE vous donne le nom, la date de naissance, parfois la photo et généralement l’adresse de votre future victime —soit qu’elle figure dans la base de données, soit qu’elle ait été fournie par d’autres sources (comme le ministère de la Santé, qui transmet généreusement ses informations à celui de l’Intérieur).
Voilà le genre de choses contre lesquelles se bat Minneapolis, malgré les -25°C qu’elle connaît ces jour-ci, voilà comment et à quoi s’affairent les salauds.
Les héros sont plus durs à identifier.
Ils sont trop nombreux.
Rien que de l’eau, mais pas de l’eau de pluie, de l’eau de là-bas
Allez, rapidement, une question comme ça : quels sont les pays qui affichent une production électrique 100 % renouvelable ?
Aucun, évidemment. Parce que c’est impossible. Aucun à part (entre autres) l’Albanie, le Bhoutan, le Costa Rica, l’Islande, la Norvège, l’Écosse et puis quelques grandes régions comme la Tasmanie, la Basse-Autriche, la Bavière et une bonne moitié des provinces canadiennes.
J’en oublie, comme le Paraguay ou son voisin, l’Uruguay. Ce dernier —qui fonctionne intégralement à l’énergie renouvelable depuis tout de même 2018— constitue en effet le sujet du jour. Forbes, le célèbre magazine pour écolos à cheveux sales, a fini par se demander comment la nation sud-américaine de 3,5 millions d’habitants avait relevé pareil défi.

Le journaliste Ken Silverstein a profité du dernier sommet de Breckenridge sur le climat (dans le Colorado en octobre dernier) pour rencontrer l’architecte derrière la prouesse : l’ingénieur et docteur en physique des particules Ramon Méndez Galain. Quand il est nommé Directeur National de l’Énergie en 2008, le pays est à un tournant. Économiquement il progresse, mais l’électricité ne suit pas. Les installations hydro-électriques tournent à plein régime, tous les robinets sont à fond et sa dépendance au pétrole et au gaz —deux ressources dont il est totalement dépourvu– menace de grever son budget. Les premières coupures de courant se font sentir, chez les ménages comme dans l’industrie.
Élu en 2005 à la tête de la coalition de gauche Front Large, le Président de la République Tabaré Vázquez accepte alors d’écouter le plan audacieux de Méndez Galain, qui croit possible un changement de grande ampleur. Plan qu’il résume aujourd’hui d’une phrase : “La clé n’est pas la technologie, mais les institutions. Une fois que les règles sont équitables et solides, le système se construit de lui-même”. Une première mesure est de se débarrasser des subventions aux énergies fossiles, rarement comptées comme telles dans les budgets des États et pourtant pas piquées des hannetons (qu’en plus elles tuent). “Il remarque”, écrit Silverstein, “que selon le Fonds Monétaire International les énergies fossiles sont subventionnées directement à hauteur de 1,3 billions de dollars (”trillion” en anglais, 12 zéros en fait) dans le monde, chaque année. Et indirectement pour 6 billions. Ce qui leur donne un net avantage”.
Ensuite, il s’agit de faciliter, au sein même des infrastructures et des institutions, le passage au solaire, à l’éolien et à l’hydro-électrique (l’un des meilleurs atouts du pays, riche en cours d’eau (la terminaison “Guay” “évoqu[e] un fleuve en langue guarani” nous explique également Le Figaro qui, le petit coquin, a lui aussi enquêté sur le passage aux 100 % renouvelable du pays (et de son voisin aqueux, le Paraguay))).
Par “des règles solides”, notre héros du jour entend surtout qu’elles soient assez fortes pour permettre aux acteurs de faire des prédictions, de voir loin, de se projeter dans l’avenir. Ainsi, la prouesse uruguayenne a bénéficié d’une succession de gouvernements qui n’ont pas remis en cause l’objectif initial. Méndez Galain a quitté la Direction de l’Énergie en 2015 mais celle-ci a poursuivi son travail. Il est certain que sans une volonté claire, forte et durable du personnel politique, apportant un peu de visibilité aux entreprises, rien n’aurait été possible. Perspective Monde, le site de l’École appliquée de la Faculté de Lettres et Sciences Humaines de Sherbrooke au Québec, note ainsi :
Le financement des 700 turbines à installer nécessitait toutefois un très grand investissement. L’économie entière du pays à ce moment et encore aujourd’hui est d’environ 50 milliards de dollars. Or, les estimations pour la réalisation du projet de Méndez Galain s’élevaient à six milliards de dollars, soit environ 12 % du produit intérieur brut du pays. Le gouvernement a donc opté pour une approche originale du classique partenariat public-privé. L’État a élaboré un plan d’action selon lequel il se chargerait de la distribution d’électricité aux usagers via les infrastructures mises en place, tandis que des compagnies privées se chargeraient de la mise en place des éoliennes et du service à la clientèle. Afin d’assurer une certaine sécurité aux investisseurs privés, l’État prévoyait ensuite de racheter la totalité des infrastructures construites sur une période de 20 ans.

Silverstein appuie encore :
La transition n’a pas été seulement technique ; elle a aussi été réglementaire et structurelle. L’Uruguay est passé aux marchés de capacités à long-terme, fournissant aux investisseurs et aux services publics une forme de prédictibilité, tout en se débarrassant des biais qui favorisent les énergies fossiles. L’approche adaptative du gouvernement, maintenue pendant 5 gouvernements, a assuré la constance. Plutôt que de faire du climat l’enjeu principal, les politiques ont priorisé le coût, la fiabilité et les bénéfices économiques. La réduction des émissions n’étant rien de plus qu’un bonus appréciable.

Les bénéfices écologiques d’une action centrée sur l’économie peuvent surprendre. Mais c’est que l’on néglige trop souvent la puissance de cette dernière, une fois débarrassée des biais remontant à l’après-guerre. Forbes détaille “un impact économique profond”. Le coût de la production électrique a été divisé par deux et 50 000 emplois (soit “3 % du marché du travail”) ont été créés. “Plus frappant encore”, ajoute Silverstein, “l’Uruguay n’est plus sujet aux brutales évolutions des cours mondiaux des énergies fossiles”. Il ne reste plus, en effet, qu’environ 1 % de gaz dans le mix énergétique, alimentant des centrales thermiques quand il faut prendre le relais des ressources naturelles intermittentes —le vent, l’eau, la lumière.
Peut-on en faire autant ailleurs, en France par exemple ? Les sceptiques notent que la nation d’Amérique latine bénéficie d’avantages naturels qui ont pu faciliter sa transition (ses très nombreux cours d’eaux déjà évoqués, ses immenses plaines, idéales pour faire tourner les éoliennes aussi). Mais Méndez Galain est peu sensible à cet argument. “Chaque pays a ses ressources —la question est de concevoir les règles qui permettront de les utiliser efficacement. Les plus grandes économies ont besoin de plus de planification, c’est certain, mais le principe reste le même”.
Après avoir quitté la Direction Nationale de l’Énergie, Méndez Galain a créé la Fondation Ivy, une structure qui s’est donnée pour mission “d’accélérer la transition vers un modèle de développement soutenable pour le 21° siècle”.
Il est joignable sur contacto@asociacionivy.org.
Comme un ouragan
Si vous n’aimez pas la pop, sauvegardez quelque part ce lien (on y vend des boules Quiès à la grosse, par douzaines de douzaines) : 2026, année appelée à devenir historique sur presque tous les plans, sera en plus accompagnée de la nouvelle tournée mondiale de BTS.
Il est possible que vous ne connaissiez pas ce septet de jeunes gens effilés et sautillants mais c’est tout simplement le groupe le plus populaire de Corée du Sud. Ils surfent donc au sommet de la vague K-pop, elle-même probablement le genre le plus écouté du moment, sur toute la Terre. Affichant “plus de records que l’on ne peut en compter”, comme l’écrit la BBC (dont celui du premier groupe de pop music à s’adresser aux Nations Unies), ils sont notamment à l’origine du premier clip à avoir dépassé les 45 millions de Vues en 24 heures (leur chaîne YouTube compte aujourd’hui 82 millions d’abonnés).
C’était lui, il y a 7 ans. Il en est maintenant à 1,3 milliards de Vues.
La tournée mondiale 2026 —la première depuis quatre ans— est lancée pour accompagner leur sixième album, Arirang (une expression qui peut signifier mon chéri/ma chérie, mais polysémique pour les Coréens).
Partout où ils passent (en France, ce sera le 17 juillet au Stade de France), les sites de réservation trépassent. Au point de provoquer, au Mexique, une intervention directe de la Présidente Claudia Sheinbaum. Les concerts (3 dates dans un stade de 60 000 places) sont prévus en mai… mais à quelques jours de l’ouverture des guichets, les billetteries en ligne étaient incapables d’afficher le prix des places ou les modalités de paiement.
“C’est magnifique qu’ils viennent. C’est une demande de longue date de la jeunesse mexicaine”.
Claudia Sheinbaum, Présidente des États-Unis Mexicains.
“Le manque d’informations a suscité l’émoi des réseaux sociaux”, écrit le Korea Times.
S’exprimant sur le problème, Sheinbaum a pris acte de l’inquiétude des fans. À la suite de son intervention, le Directeur du Bureau Fédéral de Répression des Fraudes, Ivan Escalante Ruiz, a confirmé que le gouvernement engageait une action immédiate.
“Aujourd’hui, nous envoyons une requête formelle au revendeur pour le contraindre à répondre de façon transparente à toutes les demandes des fans”, a-t-il déclaré.
Le promoteur, OCESA, s’est emmêlé les pinceaux dans ses propres offres, estime le magazine spécialisé Billboard. Système de tarification dynamique, places VIP réservées, préventes pour les fans… Il nie formellement la moindre malversation dans ce loupé (ce sont surtout les rumeurs faisant état de vols ou de trafics qui ont poussé l’administration à agir).
Avec un programme comprenant 34 lieux et 79 spectacles entre 2026 et 2027, le BTS World Tour sera la tournée la plus grande et la plus chère du groupe à ce jour. Il démarrera le 9 avril à Goyang (Corée du Sud) et s’arrêtera à Tokyo avant de rejoindre les États-Unis fin avril. Ce tour du monde très attendu des 7 artistes (Jin, RM, Jimin, V, J-Hope, Suga et Jung Kook) se produira à Mexico les 7, 9 et 10 mai. L’Espagne, la Colombie, le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Pérou figurent également sur la liste.
Tout semble donc rentré dans l’ordre : dès ce printemps, la tempête la plus sympathique du moment pourra ravager la planète comme prévu, Mexique compris.
Mais aussi, mais encore
Les infos qui ont failli m’échapper
La préfecture de Shimane au Japon acquiert 71 documents historiques auprès d’un collectionneur privé. Parmi ceux-ci, une carte du XVIIIème siècle représentant marchands et pêcheurs japonais à l’œuvre dans les rochers Liancourt. Elle espère que ces documents appuieront les revendications nippones sur cet archipel, dont la souveraineté fait toujours l’objet d’une contestation avec la Corée du Sud. (The Japan News) — Le D.J. et producteur londonien Sammy Virji assurera la programmation du prochain Depot Live, le festival de musique du château de Cardiff dans le Pays-de-Galles (Stereoboard) — Au XIVème Congrès National du Parti communiste vietnamien, Tô Lâm, Secrétaire Général et à ce titre leader du pays, défend son poste en vue du prochain renouvellement des instances dirigeantes. Il dit viser une croissance annuelle de 10 % (contre 8 % actuellement) entre 2026 et 2030. Il promet de faire du pays communiste un authentique centre financier international grâce au développement des ports, aéroports et infrastructures logistiques, ainsi qu’à la souveraineté technologique. (The Star) — Le ministère de l’Intérieur syrien remet la main sur 81 des 120 prisonniers membres de l’État Islamique qui s’étaient enfuis de la prison de al-Shaddadi à la faveur de combats opposant les forces kurdes à l’armée nationale. Le nouveau gouvernement souhaite toujours mettre fin à l’autonomie du peuple kurde dans la région. (Middle East Monitor) — Les tarifs pour Majorque montent rapidement en perspective de l’éclipse solaire totale du 12 août prochain. Les prix peuvent déjà atteindre 6 000 dollars par personne, faisant craindre la prolifération d’arnaques par la vente de trajets sur des navires contrevenant à la législation espagnole. (Euro Weekly News) — Il semble bien qu’en fait les cheveux ne poussent pas, mais soient activement tirés hors du follicule. Les cellules de ce dernier, sur la gaine externe, s’organisent en spirale descendante, produisant une force orientée vers le haut, “comme un petit moteur” explique l’une des chercheuses de l’université Queen Mary à Londres. (Techno-Science) — Le Mexique livre 37 membres des cartels de la drogue aux USA. Ce qui monte à 92 les narcotrafiquants arrêtés par la puissance d’Amérique latine puis expulsés vers les États-Unis. Des gestes d’apaisement envers son voisin du nord, qui menace toujours de prendre une part plus active, voire militarisée, dans la guerre contre la drogue (pourtant perdue depuis bientôt 30 ans). (PBS).
Prochain Jour En Plus : lundi 2 février.
Gardons les pieds sur Terre pendant que ça tourne !
Merci à Marjorie Risacher pour ses coquillicides impitoyables.










