En passant par l'infiniment petit, avec mon bathyscaphe
Intrication quantique et magazines tabliers
Bonjour,
permettez-moi de vous souhaiter (avec un peu de retard et avec une édition légèrement moins étoffée que d’habitude, comme j’avais pu vous en prévenir), une excellente semaine en compagnie, aujourd’hui, de fringues à lire, de quantas, de plein d’eau et de Rakugo (qui n’est pas un prénom).
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Bonne lecture !
XL S et L Magazine
Quand Anouk Beckers, artiste et chercheuse à Amsterdam, s’est avisée que « même s’ils parlent de vêtements, les magazines de mode ne proposent aucune réelle interaction avec les habits de façon matérielle, véritable », elle a pris la seule décision qui vaille : créer son propre magazine, en crochet. Booklook est un magazine-textile qui est aussi un vêtement. Un journal à lire et à porter.
Les dictatures accouchèrent du dazibao, la feuille de chou à lire sur les murs. Les Pays-Bas nous offrent maintenant la gazette tablier. C’est plus chic mais surtout plus pratique, surtout pour cuisiner la sauce tomate.
Booklook a d’autres arguments à faire valoir, nous dit son site alors que sort son deuxième numéro, « Chemise » (après le relativement confidentiel « Tablier »). L’art ingénieux du pli et celui de la contestation apportent cette petite touche qui manque trop souvent aux journaux féminins : une envie de changer le monde…
Cette série de magazines peut être dépliée en divers habits (par exemple un tablier, une chemise ou un balaclava), qui peuvent à leur tour être repliés en magazines. Pouvoir plier un vêtement n’a rien de très nouveau. Mais nos produits sont faits d’un papier proche du tissu et ils arborent images, textes et numéros de pages. Ils ont un ordre de lecture et la forme carrée banale des médias imprimés traditionnels. On peut les glisser dans une boîte aux lettres.
[…]
Booklook ne veut pas s’abstenir d’un discours sur la mode qui, dans sa forme dominante, est consumériste. Plutôt que nier et masquer les réalités des modes de production, des variantes culturelles, des références historiques et des usages, il s’ouvre à toute la diversité de ces histoires. En invitant créateurs, penseurs, designers et auteurs, d’horizons divers, à partager leurs expériences et leurs savoirs, relatifs aux rôles des vêtements dans les vies, les cultures et les pratiques, les produits Booklook souhaitent conter les récits qui nous aideront à interroger la mode, à réfléchir à ce qu’elle est, en prenant en compte son aspect commercial ; à la redéfinir en fonction d’un contexte culturel, social, politique et économique.
Plutôt qu’afficher en gros le logo d’une marque et promouvoir les multinationales de la mode, ou plutôt qu’arborer un message cynique, pseudo-critique, qui généralement ne débouche sur rien, Booklook utilise le vêtement et le magazine (deux domaines aux mains de l’industrie) pour contester.
Comme le fait remarquer Beckers (et son équipe), un média permet d’exprimer désirs et volontés, propositions et possibilités, avec plus de nuances et de sincérité que les slogans accrocheurs et en apparence contestataires vendus à 60 euros en boutique (1 T-shirt Che Guevara offert pour 2 jupes punk achetées ? On fonce !). Il n’est pas innocent que le titre Booklook soit un jeu de mots, une inversion du « lookbook », dans lequel mannequins, photographes et stylistes enchaînent les clichés pour exposer leur travail… et, trop souvent, leur capacité à suivre docilement l’esthétique —voire l’éthique— de leur époque.
Booklook n’est pas le premier à vouloir renverser les rôles, la table et la vapeur. Il n’est pas inspiré par la tendance des photos sexys et « aspirationnelles » (c’est le grand mot de la pub) mais par d’autres aînées, celles qui ont animé le boycott des blouses Judy Bond dans les années 1960. Les grandes affiches conçues et brandies par le syndicat international des travailleuses du vêtement féminin, et leurs vastes lettrages en noir et blanc, viennent à point pour nous rappeler qu’on a aussi le droit, parfois, d’avoir des choses à dire. Le magazine à porter est une pierre de plus pour remettre à l’endroit une industrie qui nous vêt mais aussi, en pillant les ressources et en ayant la corruption facile, nous dépouille.

Désintriquez-moi
L’intrication quantique, c’est très simple. C’est une notion, comme le Boson de Higgs et la fréquence d’arrosage des plantes d’intérieur, que je maîtrise à la perfection. Tellement bien que je préfère ne pas m’abaisser à l’expliquer. Mais croyez-moi, c’est vachement intéressant. À Londres, l’exposition « Quantum Untangled » (« La Quantique Désintriquée ») prouve au moins ce dernier point.
C’est expliqué ici, même si j’ai une préférence pour cette autre vidéo, beaucoup plus claire.
À la base, je n’aurais pas forcément parié sur le succès d’une exposition universitaire ayant pour sujet la recherche fondamentale en physique des particules (et non pas « en physique des particuliers », comme tient à me faire écrire le correcteur automatique). Pourtant, la « Science Gallery » du King’s College de Londres a décidé de la prolonger de trois mois. Il nous reste jusqu’au 28 mars pour faire le déplacement.
Comment comprenons-nous la réalité ? Comment les plus petites particules de l’univers produisent les plus grands effets, aux vastes échelles de l’espace et du temps ? Comment la quantique va changer le monde que nous habitons, et qu’est-ce que cela implique pour chacune et chacun d’entre nous ?
Description de « Quantum Untangled » sur le site de King’s College, à peine moins intrigante qu’un prologue de La Quatrième Dimension.
Son originalité majeure est d’allier aux considérations mathématiques et à la vulgarisation de l’étrange des installations artistiques et des œuvres de poètes et philosophes. En début d’année, le New Scientist —le plus passionnant des magazines scientifiques— avait par exemple accordé quelques pages aux portraits de chercheuses et chercheurs par le photographe David Severn. Saisis dans leurs labos, dans leurs bureaux, ces explorateurs et exploratrices de tous âges révèlent leur matos parfois étonnamment low-tech, les arcanes mystérieux de leurs détecteurs et outils dignes de la science-fiction, mais surtout leur curiosité insatiable et leurs quotidiens incongrus. Un voyage étonnant, point fort de l’exposition et qui reste disponible sur cette page du Scientist (pour abonnement payant uniquement… à l’exception d’une visite unique gratuite, en guise d’aperçu).

Ce voyage photo dans les labos du monde n’est que l’un des 9 axes choisis par l’université centenaire pour nous emmener dans le tissu-même de la réalité. On trouve aussi une « Jungle Quantique » réalisée par le développeur de jeu vidéo et plasticien berlinois Robin Baumgarten ou une superbe « Prolifération aveugle » dans laquelle le sculpteur Conrad Shawcross essaie de rendre visible la possibilité du multivers. Car si les calculs mathématiques rendent plausible l’existence d’une infinité d’univers séparés du nôtre, prouver leur existence est, je n’ai pas peur de le dire, une autre paire de manches. Peut-être pourrait-on les voir par leurs effets sur le nôtre, mais jamais nous ne pourrons les voir eux-mêmes… si tant est qu’ils soient autre chose qu’une hypothèse aussi séduisante pour l’esprit qu’élégante pour les équations.

Au tout début de l’exposition, Roar, le journal des étudiants du King’s College, avait particulièrement apprécié ce parcours mi-scientifique mi-artistique conçu par le physicien (et enseignant) James Millen. Il rappelait d’ailleurs que l’art et la poésie ne sont pas que des passe-temps (avec le tact, que je n’aurai pas, de s’abstenir de tacler au passage tous ces ingénieurs, à la Musk ou Andreesen, si fiers d’eux qu’ils pensent opportun de liquider les Humanités pour nous éviter de penser). Mais bien des clés de compréhension du monde, sans lesquelles nos esprits de chair sont bien impuissants.
Un mur recouvert de poèmes de Chandrika Narayanan-Mohan éveille la curiosité comme les incertitudes du public. Ici, elle rappelle que si la physique quantique est vraie, alors nous, et tout ce qui compose notre environnement, ne cessons d’apparaître et disparaître de l’existence au gré des fluctuations des particules. Dans ses mots, la poétesse dépeint sa fascination pour ce concept, qui lui fait mieux apprécier la variété des éléments de sa vie quotidienne et la diversité de ses expériences, comme ses voyages en Europe ou, par la traduction, entre les langues.
King’s College Science Gallery via Roar
Toujours plus bas
Il y a deux façons de refroidir les ardeurs. On peut s’immerger dans l’eau fraîche. On peut aussi tuer 5 personnes, dont soi-même, simplement pour abaisser les coûts de son sous-marin haut de gamme. Quoique tragique, c’est ce qui rend immortelle l’histoire du Titan et de Rob McCallum, son créateur qui rejeta plusieurs fois les alertes de son équipe, arguant qu’il en avait « marre des acteurs de l’industrie qui essaient d’utiliser l’argument de la sécurité comme un moyen de freiner l’innovation ». Avant de mourir, donc, avec ses 4 passagers, non loin de l’épave du Titanic par 4 kilomètres de fond.
L’accident de juin 2023 a légèrement calmé l’enthousiasme des milliardaires pour ces expéditions dans les grandes profondeurs. Mais il ne les a pas arrêtés pour autant, pas plus que les crashs d’avion n’ont eu raison du transport aérien. On attendait donc impatiemment de savoir quel acteur reprendrait les rênes de ce tourisme lucratif.
Je vous invite d’ailleurs à la devinette.
Alors, d’après vous, qui est parti pour s’imposer dans cette branche de l’innovation technologique et du passe-temps pour riches ?
La réponse est : « Les Chinois ». Personne n’aurait pu s’en douter, n’est-ce-pas, surtout après que j’ai retiré le mot de mon intertitre.
Plus précisément, le China Ship Scientific Research Center (ayant pour abréviation, dans sa version anglophone, CSSC. Il faut parfois savoir sacrifier un R quand on veut un bel acronyme). C’est à Wuxi, à l’ouest de Shanghai et c’est là qu’une équipe d’ingénieurs vient de se déclarer en capacité de compléter son premier prototype de submersible pour les grands fonds avant la fin de l’année. Avec l’objectif de proposer des premiers séjours commerciaux à plusieurs kilomètres sous la surface à l’horizon 2030.

Le but de ce véhicule non encore baptisé sera purement commercial, en proposant des plongées destinées au grand public (de 150 dollars pour un rapide tour pas trop bas, à plusieurs milliers pour découvrir les abysses et la « Midnight Zone », cet endroit où aucune lumière n’arrive et où se sont développées d’exotiques formes de vie). Mais il y a une bénéfice secondaire : le joli coup de pub pour les capacités techniques de la nation prochainement en tête du monde (après les exploits de qui vous savez en Iran, plus grand monde n’en doute). Ces profondeurs sont périlleuses, comme l’a prouvé l’accident du Titan. Ce n’est donc qu’après avoir achevé le plus dur, la baie d’observation panoramique, que le directeur du CSSC s’est autorisé à communiquer sur ses ambitions. Interesting Engineering nous rappelle :
Avec des températures stagnant autour d’un constant 4°C, tout organisme —ou véhicule sous-marin— s’aventurant dans cette zone doit être suffisamment robuste pour supporter aussi bien le froid extrême que la force hydrostatique massive.
La Chine dispose déjà de dizaines de sous-marins de tourisme. Mais en comparaison, ils sont bons pour les flaques d’eau. La plupart ne vont pas au-delà de 20 mètres. C’est bien pour un lac, pas pour les abysses.
Ce nouveau vaisseau emprunte à l’ADN du Jiaolong et du Deep Sea Warrior, les premières productions du pays à avoir battu des records d’exploration sous-marine. Il fera son entrée dans un marché spécialisé pour l’instant dominé par des marques occidentales comme Triton et U-Boat Worx, qui opèrent à ces profondeurs depuis des années.
Les experts croient assez nettement à l’existence d’un marché de niche pour ce genre de plongée. Mais le succès final du projet dépendra de deux facteurs critiques : une tarification compétitive et des standards de sûreté sans compromis.
Si le marché du tourisme pour passer quelques heures dans les grandes profondeurs n’est pas mort, j’attendrai pour ma part un véhicule avec assez d’autonomie pour plonger encore un peu plus loin, très loin, toujours plus loin de l’autre abruti (insérez ici votre abruti préféré), un paquet de Granola dans une main et les œuvres complètes de Jules Verne dans l’autre.
Histoire pas drôle
Dans la nuit du 9 au 10 mars 1945, il y a 81 ans, l’armée américaine lançait l’opération Meetinghouse. 279 bombardiers B-29 étaient à la manœuvre de ce raid aérien sur Tokyo. L’emploi de bombes incendiaires sur des zones largement bâties d’immeubles et maisons en bois a conduit à une catastrophe absolue, tuant un minimum de 100 000 civils.
Kayoko Ebina était là. Elle a survécu. Indemne. Sans séquelle. Si ce n’est le décès, en une nuit, de sa grand-mère, de son père, de sa mère et de trois de ses frères. Elle avait 11 ans.
Toute sa vie d’adulte, elle s’est efforcée de perpétuer la mémoire de ce massacre, tournant dans tout le pays, de livres en conférences. Elle s’est éteinte l’année dernière, à 92 ans, le 24 décembre.
C’est pourquoi, quand est arrivé l’anniversaire de cette tuerie, son fils a souhaité à son tour entretenir le souvenir. Le Japan News était là pour sa prestation de Rakugo, la forme traditionnelle de récit japonais qu’il a choisie.
« En principe, ma mère serait là pour vous parler mais, le 24 décembre dernier, elle s’est envolée dans le ciel sur le traîneau du Père Noël », explique-t-il ce dimanche, en ouverture d’un rassemblement d’environ 200 personnes dans le quartier de Koto à Tokyo. Il entreprend ensuite de rappeler l’expérience qu’a faite sa mère du temps de guerre et de conter ses histoires, qu’il a entendues depuis l’enfance.
L’art du Rakugo remonte au XVIIème siècle. Un seul narrateur, assis, pourvu d’un nombre minimal d’accessoires, raconte une histoire devant être caractérisée par une chute —en principe un trait d’humour ou une ré-interprétation du début du récit. Il peut aussi incarner un ou deux personnages, sans costumes, pour rendre un dialogue plus vivant.
Chose amusante : on n’est pas obligé d’aimer.
Après la guerre, Kayoko Ebina s’est mariée avec un maître du Rakugo, Hayashiya Sanpei, surnommé « le roi du rire ». Leur second fils, Hayashiya Sanpei deuxième du nom, s’est à son tour illustré dans cet art, entrant rapidement dans les foyers par l’intermédiaire de la radio, de la publicité et d’apparitions télévisées. Malgré son expérience, il a douté jusqu’au bout que le Rakugo soit une forme adaptée à la commémoration de ce cauchemar éveillé, puisqu’elle est par essence légère et divertissante.
La clé qui lui a permis de trouver la solution qui convient s’avéra un genre particulier de Rakugo : le kokusaku. Celui pratiqué durant la Seconde Guerre Mondiale, sous la censure et la propagande de la dictature militaire du Japon impérialiste. On abandonnait alors les histoires cocasses ou les récits amoureux pour, par tous les biais possibles, encourager ses compatriotes à se sacrifier pour la cause.
En se basant sur des documents historiques, Sanpei a fait revivre « Shussei Iwai » (célébration du fait d’être envoyé au combat), une création de son grand-père, le septième Hayashiya Shozo. Il l’avait déjà jouée à plusieurs reprises depuis 2016.
C’est l’histoire d’un père qui se réjouit quand son fils reçoit un ordre d’incorporation pour rejoindre le front. Or, Sanpei, premier du nom, était justement un conscrit et même membre d’une unité d’attaques suicides, aussitôt que les étudiants ont été mobilisés.
En songeant aux raisons pour lesquelles son grand-père avait écrit « Shussei Iwai », Sanpei a supposé que coopérer avec les militaires lui a permis de négocier pour éviter à son fils d’aller en première ligne. « J’espère que cela nous aidera à comprendre pourquoi l’atmosphère du Japon de l’époque a poussé des familles à estimer qu’elles n’avaient pas d’autre choix que célébrer le départ de leurs proches pour la guerre », note-t-il lors de sa prestation de dimanche, après avoir tenu à prévenir : « Pour être honnête, ça n’a rien de marrant ».
Dans le silence complet du public, il a également fait le serment de jouer toujours plus longtemps son rôle d’enfant d’une orpheline du raid aérien. Il a été vigoureusement applaudi à la fin du spectacle.
« Ma mère est partie, et moi je commence mon voyage en tant que conteur », a-t-il conclu. « Je continuerai ainsi, en sachant que ses volontés sont désormais entre mes mains ».
Le Japan News relève enfin qu’une grande partie de cette prestation est surtout consacrée aux souvenirs de sa mère d’avant le conflit. Toutes ces joies et ces moments d’insouciance, pique-niques ensoleillés et salades de fruit qui ont rendu, d’après son fils, plus cruel encore le bouleversement total arrivé par une nuit d’apocalypse. Elle tenait à rappeler les joies de l’avant, pour faire comprendre ce que c’était que vivre l’après.
Sa mère lui a aussi raconté la fois où un soldat américain, pendant l’occupation d’après-guerre, lui a offert un chewing-gum.
Il était si délicieux qu’elle l’a aussitôt recraché. « Si je mâche ça plus longtemps », a-t-elle pensé, « je vais finir par aimer l’armée des U.S., qui a tué toute ma famille ».
Ce fut le premier et le dernier chewing-gum qu’elle mangea jamais.
Mais aussi mais encore
Les infos qui ont failli m’échapper
Pour la première fois de son histoire, la Grèce envisage d’ajouter le nucléaire à son mix énergétique. Le Premier Ministre a annoncé la création d’un comité gouvernemental chargé d’étudier l’intégration de petits réacteurs modulaires à son système. Le pays est récemment devenu exportateur d’électricité après avoir fait passer 50 % de sa production à l’éolien et au solaire. (Greek Reporter) — Avec le projet « Hadrien », la marine militaire des États-Unis croit possible de construire des sous-marins à une vitesse inimaginable jusqu’alors (trois par an, dont un nucléaire). 900 millions de dollars seront investis cette année dans la création d’usines automatisées à 80 % par des robots et par l’intelligence artificielle. (Interesting Engineering) — Piyarat « Toto » Chongthep, député thaïlandais venu du mouvement pro-démocratie We Volunteer, a finalement été acquitté des charges de lèse-majesté qui pesaient sur lui. Celles-ci remontent à un discours prononcé lors d’une manifestation de 2020. Elles lui faisaient risquer jusqu’à 15 ans de prison. (Bangkok Post) — L’université de Keio au Japon lance une organisation qui réunira universités, médias, plateformes web et influenceurs pour, « en anticipant le déploiement à venir de l’I.A. […], construire un espace informationnel sain et dynamique qui puisse préserver la dignité humaine et la démocratie ». (The Japan News) — Le Groupe de Travail des Nations Unies sur les Détentions Arbitraires juge « inexcusable » l’exécution par l’Arabie Saoudite de deux Égyptiens accusés de trafic de stupéfiants. Il presse Riadh de payer des réparations aux familles de Farhat Fathi Abdel Maksoud et de Mohamed Kamel Salah Kamel, respectivement chauffeur et charpentier de leur état, jugés sans pouvoir bénéficier d’un procès équitable. (The New Arab) — Daria Kozyreva, jeune Russe de 20 ans condamnée à deux ans et huit mois de prison en avril 2025 pour avoir « discrédité » l’armée de son pays, a été libérée. Elle a été accueillie par sa mère à sa sortie du pénitencier. (The Moscow Times) — Dans l’état indien du Maharashtra, 30 000 agriculteurs ont été reconnus par le Parlement local comme victimes des événements climatiques hors-normes de janvier dernier (pluies, grêles et cyclones). Des compensations financières vont leur être versées pour les aider à absorber le choc. (Down to Earth) — Une étude de l’université de Cornell établit une liste de 45 exoplanètes, sur les 6 000 découvertes à ce jour, présentant des conditions susceptibles de permettre la vie. (404 Media). — À San Francisco, le propriétaire d’immeubles Richard Segovia fait effacer une fresque représentant Cesar Chavez, avec l’accord de son auteur, Carlos « Kookie » Gonzalez. Une récente enquête du New York Times dévoile les crimes sexuels commis, au long de sa carrière, par ce leader syndicaliste des années 1960 et 70. La ville de Denver, dans le Colorado, a voté le retrait de son buste dans le parc Tennyson. (Artnews).
Prochain Jour En Plus : lundi 30 mars.
Gardons les pieds sur Terre pendant que ça tourne !
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Merci à Marjorie Risacher pour ses coquillicides impitoyables.






