Un Jour En Plus

Un Jour En Plus

En passant par la Suisse, avec mon aigle chasseur

Avec même des images du silvesterchlausen !

mars 30, 2026
∙ abonné payant

Bonjour,

permettez-moi de vous souhaiter une heureuse semaine en compagnie, aujourd’hui, de steppes, de prés, de montagnes et d’un nuage.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont faits les relais de mon travail. C’est très encourageant.

N’hésitez pas à transférer cette infolettre si vous pensez qu’elle pourrait intéresser votre entourage… ou vos réseaux ! (Le premier sujet est toujours accessible gratuitement).

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Bonne lecture !

Un abo ? Quel beau cadeau !

Que du vent

Commençons par un peu d’air frais. Toute jeune, Claire Thomas qui, comme son nom ne l’indique pas, est Galloise, s’est prise d’affection pour les animaux les plus chou du monde après les chats : les chevaux (les chiens ne viennent qu’après, ex-aequo avec les marsupiaux je n’y suis pour rien). Elle a même travaillé quelques temps dans le Wyoming comme cowgirl (cowgirl, comme cowboy, pas comme call-girl). Ensuite, raconte-t-elle, elle s’est pris la gifle de sa vie au Ghana, où elle était partie mener un projet humanitaire auprès de femmes et mères porteuses du SIDA. Elle en est repartie avec un terrible besoin de se sentir utile.

Claire Thomas a donc réorienté sa vie autour de sa seconde passion, la photographie. Et l’a mise au service de causes qui la dépassent. Son courage l’a notamment menée à Mossoul en pleine guerre d’Irak. Elle est aussi retournée au Ghana pour documenter la vie de femmes accusées de sorcellerie, forcées de fuir et se cacher. Certaines sont allées jusqu’à fonder un campement commun, « autant sanctuaire que prison », dont elle a tiré cet incroyable reportage.

Ces jours-ci, Claire respire un peu. Elle a bien mérité de célébrer la sortie de son premier livre, d’autant plus qu’il est le fruit d’un reportage plus apaisé que les précédents. Il a aussi eu le mérite de la ramener vers ses premières amours. Elle l’explique ainsi, relayée par le magazine francophone Beware ! : « En octobre 2019, après presque trois ans passés dans le nord de l’Irak à documenter la guerre, les déplacements de populations et la résilience extraordinaire des personnes vivant ces crises, j’ai ressenti le besoin de raconter une histoire différente ». Ma foi, Claire, ça se comprend. Elle aurait pu choisir de passer trois jours dans un spa à La Bourboule, mais non, elle s’est plutôt dirigée vers l’Altaï, la chaîne de montagnes qui borde la Mongolie, la Russie, la Chine et le Kazakhstan. Elle y a vécu plusieurs mois et y est retournée régulièrement, nouant des amitiés au sein de populations qui perpétuent, autant que possible, un mode de vie millénaire. Une existence centrée autour du cheval, faite de pastoralisme serein, de steppes à perte de vue… Et d’envolées célestes.

Couverture du livre Altaï, de Claire Thomas, représentant une cavalière kazakh, à dos de cheval, un aigle de chasse reposant sur son avant-bras.

La chasse à l’aigle, pratique vieille de 4 000 ans, est un autre pilier de cette culture. « Nous gardons des aigles parce que c’est un sport traditionnel », explique Alankush, cavalier kazakh. « Tous les Kazakhs aiment dresser les aigles. Nous avons une relation très forte avec eux. Je m’occupe de mon aigle comme si c’était un bébé ». Et la photographe de préciser que « la chasse commence bien avant le jour J. C’est une question de confiance. L’aigle doit sentir que vous êtes digne de lui ».

On peut admirer quelques pages de l’ouvrage sur le site de l’éditeur ou des photos plein cadre sur celui de Beware !, qui a pu obtenir une dizaine d’images. Elles devraient bien vous faire planer, si vous n’avez pas peur des grands espaces (ou des chevaux) (ou des moutons). Transhumance au pas, yourtes au pied des massifs, levers de soleil sur les chevaux au galop, il y a de quoi rêver. Si l’on y prend goût, on pourra prolonger le séjour en se rendant sur le site de Claire Thomas, où il est possible de visualiser en plein écran quelques 200 images. De quoi passer pas mal de temps auprès des familles de l’Altaï œuvrant à leurs activités banales, comme jouer de la dombra ou envoyer son aigle domestique chasser par-delà les monts et les steppes. À parcourir avant de dormir, pour un voyage astral garanti.

Sur une steppe enneigée, avec des montagnes à perte de vue, un cavalier mène un troupeau de chevaux.
© Claire Thomas courtesy Hemeria

Beware !

Des fermes qui ouvrent

Les États-Unis regardent vers l’avenir. Ils ont toujours eu un don pour ça mais, en ce moment, ils ont du mal à penser à autre chose. Ce n’est pas n’importe quel avenir qui est dans leur viseur, c’est au contraire une date très précise : les élections de mi-mandat de début novembre qui vont renouveler la Chambre des Représentants et un tiers du Sénat. Passons sous silence (pour cette fois) les manœuvres entreprises par Donald Trump pour les tordre à sa manière. Avant de s’inquiéter pour la légalité du scrutin et le respect des résultats, le pays se demande déjà dans quelle direction penche l’électorat.

Civil East, un site d’information « dédié à la pensée critique du système alimentaire américaine », s’est penché sur le vote des agriculteurs. Ceux-ci ont très largement favorisé l’escroc new-yorkais lors de la dernière élection. Mais son début de mandat ne leur est guère favorable, entre guerre douanière avec le reste du monde, arrestations massives des sans-papiers (qui constituent la main d’œuvre habituelle et bon marché des grandes exploitations) et dédain complet pour l’inflation qui gangrène le pays. À quoi il convient d’ajouter maintenant cette « excursion » en Iran, dont les répercussions sur le prix et la disponibilité des engrais, comme de l’énergie en général, s’avèrent un peu plus néfastes qu’un tweet de Sandrine Rousseau (qui l’eut cru ?).

Toutefois, plutôt qu’aller prendre le pouls, ici ou là, de paysans dépités ou satisfaits, le magazine californien a ouvert ses colonnes à un observateur plus déroutant.

Art Cullen lors d'une conférence, lunettes sur le nez, cheveux gris, grosses moustaches pendantes.
Aucun lien de parenté avec le logo d’une célèbre chaîne de poulet frit du Kentucky. CC Laurie Shaull / Flickr

Art Cullen a co-fondé avec son frère le Times Pilot, journal local de Storm Lake, une ville de 10 000 âmes en Iowa. Après des débuts modestes (« à trois dans un studio de 30 mètres carrés ») en 1990, la gazette a plutôt bien fonctionné, finissant par racheter son principal concurrent et s’imposant comme le deuxième journal le plus vendu de l’État (après le Des Moines Register). Installé dans le comté de Buena Vista (je le cite parce que ça ne s’invente pas), Art Cullen gère aujourd’hui, toujours avec son frère, une douzaine d’employés. Il a été récompensé du Prix Pulitzer en 2017 pour ses éditoriaux sur la pollution des eaux par les rejets agricoles. La santé des agriculteurs et de ses concitoyens et concitoyennes constitue l’un des sujets privilégiés de ses chroniques dans le Times Pilot, écrites sous forme de lettres à son cousin et récemment réunies dans le recueil Cher Marty, nous avons chié dans le nid. Notes du bout du monde.

Couverture du livre de Art Cullen représentant une rue commerçante. Derrière une vitrine, on devine voit un drapeau de soutien à Trump.

Civil Eats est allé lui poser la question qui leur brûle les lèvres (et chauffe les miennes) : les paysans de l’Iowa, un État qui a voté Républicain aux trois dernières élections mais a soutenu Obama en 2008 et 2012, se rendent-ils compte que les intérêts économiques de quelques-uns sont en train de les ruiner tous ?

Civil Eats. Avez-vous le sentiment que nous sommes à un tournant dans l’Iowa ?
Art Cullen. Oui, de bien des manières. C’est la première fois depuis 1968, par exemple, que l’issue des courses pour le Sénat et pour le poste de gouverneur sont incertaines. Ce sera donc un moment révélateur pour l’État. L’intégralité de nos représentants appartient au Parti Républicain. C’est aussi lui qui dirige le gouvernement local en la personne de Kim Reynolds, la gouverneure. Or elle n’est pas candidate à sa réélection. Pas plus que la sénatrice Joni Ernst [le mandat du second sénateur de l’État, Chuck Grassley, 92 ans, n’est pas en jeu, l’assemblée étant renouvelée par tiers, NDLR].

[…]

On assiste à beaucoup d’autres changements, qui ne sont pas nécessairement de notre ressort, mais de celui de la nature. Des changements parfois spectaculaires dans la façon dont on élève le bétail, par exemple. Les maladies deviennent monnaie courante et, dans les Grandes Plaines, les bêtes manquent d’eau. Des abattoirs ferment, de nouveaux ouvrent. L’agriculture est dans une situation particulièrement mouvante en ce moment. Or, c’est une évidence, elle est vitale à l’Iowa.

Pour comprendre ces changements, Cullen s’est lancé ces derniers mois dans une série de documentaires d’une vingtaine de minutes intitulée Qu’est-ce qui mange l’Iowa ? En 4 épisodes, il y aborde les thèmes de la qualité de l’eau, des taux de cancer (extrêmement élevés dans cette région), de la résilience agricole face au changement climatique et de la consolidation des zones rurales. À voir librement et en mangeant des frites bio (si l’on peut se le permettre), sur YouTube ou sa propre infolettre Substack.

Le Crabe ne s’est pas invité dans ces thématiques par hasard. L’Iowa est le deuxième État le plus frappé par le cancer (après le Kentucky, centre américain de la production de tabac). Pour Cullen, le lien entre l’incidence de la maladie (en hausse et frappant toujours plus les enfants) et les pratiques de l’agriculture intensive est une évidence. Les nitrates, les pesticides, les PFAs et le radon constitueraient un authentique « Toxic Mix », appuie un récent rapport du Conseil Environnemental de l’Iowa et du Harkin Institute qui n’est pas passé inaperçu. La létalité pour l’humain de produits chimiques conçus pour empoisonner les insectes, les parasites, les champignons, les rongeurs et les mauvaises herbes est contestés par l’industrie. Un autre rapport, du registre du cancer de l’Iowa, relève à ce titre que les agriculteurs eux-mêmes, et leurs familles, semblent paradoxalement moins touchés par la maladie (l’une de ses hypothèses est qu’ils mèneraient des vies plus saines, fumant moins et ayant plus d’activité physique que le reste de la population). N’étant pas dans un séminaire de santé publique, je vais m’autoriser à ne pas trancher.

Mais Civil Eats est là pour s’interroger sur la politique. Et là, selon Cullen…

Chaque matin, quand ils ouvrent la porte, les gens sentent l’odeur de la merde de porc partout. Alors ils font bien le lien entre l’environnement, les pratiques de l’industrie, et le cancer. Très lentement, ils établissent des connexions entre les diverses façons par lesquelles l’agrobusiness a ruiné les communes rurales pour de bon.

Il cite comme exemple une « belle soirée d’été l’an dernier », quand une conférence à l’université Drake a rassemblé un bon millier de personnes pour discuter d’ammoniac anhydre (un engrais). « Les gens dans l’Iowa font pas ça, hein ? ». Si, ils l’ont fait, comme en témoignent les photos du Des Moines Register, et son compte-rendu d’alors, à la fois alarmé et enthousiaste :

Ils étaient des centaines à s’être réunis à l’auditorium de la Drake University pour la première présentation publique d’un rapport à un million de dollars, commandé par le comté de Polk, qui établit un lien entre les pratiques agricoles en vigueur et la pollution de l’eau si répandue.

L’étude, baptisée Central Iowa Source Water Resource Assessment, a réuni 17 scientifiques qui ont investi plus de 4 000 heures dans l’analyse des bassins versants de rivières Des Moines et Raccoon. Il arrive au cœur d’un été sans précédent durant lequel le Central Iowa Water Works s’est fait remarquer pour avoir imposé (et commencé à lever) une interdiction totale d’arrosage des pelouses, qui a affecté 600 000 personnes, en raison de la pollution aux nitrates.

Présentée ce lundi 4 août par 4 scientifiques ayant participé à l’étude, la conclusion est claire : l’agriculture est la première cause de pollution, en particulier aux nitrates, créant des risques continus pour la santé publique, les loisirs et le bien-être économique de l’Iowa.

On pourrait citer d’autres mouvements citoyens, comme les « Les Fermiers Pragmatiques de l’Iowa ». « Des gens », décrit encore Cullen avec son sens de la formule, « qui il y a peu étaient considérés, vous voyez le genre, comme des gens à Birkenstock. Leurs rassemblements réunissaient une dizaine de personnes, quand ils avaient du succès. Maintenant, c’est cent à mille fois plus ».

Documentaire produit par les Fermiers Pragmatiques de l’Iowa sur l’élevage « régénérateur » du bétail. Il y a aussi cette conférence d’une heure sur comment mener une coexistence pacifique et productive avec les castors, si ça vous dit.

D’autres enjeux seront à guetter en novembre. Chaque État et comté organise ses élections locales, comme celles de magistrats ou de shérifs, en marge des MidTerms. Ici, le ministre de l’agriculture remettra son mandat en jeu. À ma droite, le tenant du titre : Mike Naig, le Républicain, un ancien de Monsanto soutenu par John Deere, le fabricant de machines agricoles. À ma gauche, son opposant Chris Jones, ingénieur hydrologue et auteur de La République du Porc : Lutter pour dire la vérité sur l’agriculture et la qualité de l’eau. « Il perdra sans doute », notait malgré tout Cullen dans un éditorial en novembre dernier. « Il a déjà perdu son travail pour avoir rappelé des évidences sur un site internet public. Il est grincheux et ingérable. Il dit la vérité. »

Couverture du livre The Swine Republic montrant un porc en train de manger la devise de l'Iowa, "Our liberties we prize and our rights we will maintain".

Gardons donc les pieds sur terre. Le diplômé râleur né dans l’Illinois n’a peut-être pas grande chance face à l’enfant du coin soutenu par des industriels qui font vivre, à vue de nez, la moitié de l’État. Et les Démocrates n’ont besoin de personne pour commettre leurs propres erreurs stratégiques, comme soutenir le passage d’un gazoduc à travers tout l’État, « pour se mettre dans la poche le syndicat des plombiers-chauffagistes », alors que sa pose divise précisément le Parti Républicain, entre les libertariens attachés à la propriété individuelle et les lobbyistes du maïs et du blé, « les éthanol boy  ».

Civil Eats. Vous avez fait une tournée de promotion de votre livre et vous dites que, partout où vous allez, un seul message émerge : « On veut retrouver notre bon vieil Iowa ». Quel est cet Iowa 
Art Cullen. Ils veulent des producteurs indépendants. Ils veulent des conversations civiles. Ils veulent des bonnes écoles. Et je ne crois vraiment pas qu’ils soient si branchés par la chasse aux migrants. Ce que veulent les gens, c’est « l’Iowa gentil », que l’on a connu. Maintenant, c’est « l’Iowa méchant ».

Deux verres d'eau côté à côté. Le premier, sur lequel est écrit "Chris Jones, est pur et clair. L'autre, sur lequel est écrit Mike Naig, contient un liquide trouble et jaunâtre.
“Lequel préférez-vous sortir de votre robinet ?”. Image de campagne de Chris Jones pour le poste de ministre de l’agriculture de l’Iowa.

Civil Eats

Yodololo-ehii

Vous reprendrez bien un peu de verdure ? Ça tombe bien, la Suisse en a plein. Et elle aime ça, en plus. Assez pour la fêter deux fois par an, chaque 31 décembre et 13 janvier (qui est le nouvel an du calendrier julien) lors du « silvesterchlausen » d’Appenzell. Le vidéaste Andrew Norman Wilson est allé filmer ces célébrations étranges. Il en est revenu avec presque toute sa tête et un film surréaliste, pourtant complètement réel, tout juste posté sur Vimeo et repéré par l’œil intrigué de This is Colossal.

Un Suisse complètement recouvert d'un costume le faisant ressembler, vraiment, à un sapin.
Non, ce n’est pas un arbre, c’est un Suisse. Capture d’écran de Silvesterchlausen. © Andrew Norman Wilson / Vimeo.

Personne ne sait à quand remonte ce rituel. Ses premières traces datent de cinq bons siècles. Il s’agit de se parer de costumes faisant honneur à la nature, avec des couvre-chefs représentant des scènes de la vie rurale, pour danser en chantant des yodel dans les alpages, toutes cloches sonnantes, et le visage couvert de feuillages ou masqué à la façon des Joyeux Turlurons chers à Séraphin Lampion. C’est beau et dérangeant. C’est bizarre et suisse-allemand.

Un Suisse ave un énorme couvre-chef et le visage recouvert d'un masque figé.
Lui aussi par exemple, c’est un Suisse. © Andrew Norman Wilson / Vimeo.

Les participants, appelés les Chläuse, s’entraînent avec application environ un mois avant l’événement, ce qui crée un genre de « Chläus fever ». Les garçons [uniquement, NDLR] forment des groupes « qui dureront tout au long de leur vie, jusqu’à ce que les membres soient trop vieux pour supporter la contrainte physique de journées de 18 heures », dit Wilson, racontant qu’ils nouent des liens significatifs.

Quand approche le Nouvel An, ces bateleurs attachent une corde rouge aux maisons, reliant ainsi littéralement et symboliquement la communauté. Ensuite, alors qu’ils se déplacent dans les villages et visitent les foyers, on leur offre du vin chaud pour réchauffer les corps et maintenir la bonne humeur.

J’avais une chute toute prête sur le regard un peu décontenancé que devraient jeter les agriculteurs de l’Iowa évoqués plus haut à la vue des danses païennes des Chläuse, mais il s’avère que l’un des seuls autres endroits au monde où l’on peut assister à cette parade, c’est dans l’État encore plus campagnard et conservateur du Wyoming. Plus précisément à New Glarus, « la petite suisse de l’Amérique », un village fondé au XIXème siècle par une communauté venue du canton helvétique éponyme. Comme quoi, il est possible de manger de la bonne fondue dans le grand ouest américain. Il y a encore de l’espoir pour le Nouveau Monde.

This is Colossal

Plus près de toi

Pendant ce temps-là, une galaxie se déforme et vous, vous laissez faire. Visible depuis l’hémisphère sud, le Petit Nuage de Magellan n’est pas du tout un nuage, mais une galaxie à part entière. Souvent surnommée SMC (à cause de l’anglais Small Magellanic Cloud), elle est bien connue et depuis longtemps cartographiée. Elle se comporte aussi n’importe comment.

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