À la recherche de la Wallacée
L'histoire d'Alfred Wallace, l'homme qui ne donna même pas son nom à la Wallacée.
Bonjour,
J’avais envie, cette semaine, de vous parler de Jejak Wallacea.
Mais pour cela, il m’a fallu comprendre la signification de ces deux mots. Eh bien cela veut dire « La Wallacée pas à pas ». Et maintenant, vous vous demandez peut-être comme moi : « très bien mais c’est quoi, la Wallacée ? ».
Pour répondre simplement, c’est une zone géographique. Assez loin d’ici, elle sépare l’Asie de l’Océanie. Son nom lui vient d’un certain Alfred Wallace, dont j’ai finalement choisi de raconter l’histoire. Un petit portrait d’été, pour un peu de légèreté estivale ; un pas de côté qui nous emmène aux antipodes et à une révolution scientifique.
Une petite excursion dans le temps, plutôt que dans l’espace.
Tout commence il y a 150 ans.
Amarres larguées
Si un jour, en route pour un week-end à la campagne, vous avez soudain réalisé que vous aviez laissé votre chargeur de portable à la maison, alors peut-être pouvez-vous imaginer ce qu’a enduré, le 20 juillet 1852, Alfred Russel Wallace.
Ce jeune naturaliste anglais venait de passer quatre ans à explorer le Brésil en long, en large et en travers. Il avait relevé scrupuleusement toutes les caractéristiques de la faune et de la flore, mais aussi des langages et des populations rencontrées, et recueilli autant de spécimens d’insectes que possible (en espérant les revendre à des collectionneurs). Mais sur le chemin du retour, après quelques jours à peine de navigation sur l’océan Atlantique, son bateau prit feu et sombra. Wallace perdit tout, à l’exception de son journal personnel.

Il y a deux leçons à retenir de cette épreuve. La première est que les assurances sont une belle invention, puisque celle qu’il avait contractée avant son départ lui a permis de vivre un peu plus d’un an une fois rentré en Angleterre, grâce aux indemnités reçues. La seconde, c’est la vertu de la prise de notes au fil des jours : en dépit de sa perte, Wallace parvint à écrire plusieurs articles universitaires qui furent remarqués dans le champ scientifique. Et lui permirent de rencontrer certains de ses pairs, dont un certain Charles Darwin.
Pourquoi et comment Wallace devint-il le précurseur et, on peut l’affirmer, le co-découvreur de la théorie de l’Évolution… ? C’est, hélas, une autre histoire que celle qui nous intéresse aujourd’hui (on peut fort heureusement la lire ici dans Sciences et Avenir).
Voire danser dessus grâce à Johnny Berliner, le génial troubadour savant qui met en chansons les grands savoirs scientifiques, comme la physique des particules ou le principe d’incertitude de Heisenberg. Ici, le texte est la lettre bien réelle envoyée par l’auteur de L’Origine des Espèces, publié en 1859, à notre héros du jour.
Pour Wallace, ce n’était qu’un début. Le voyage qu’il entama en 1854 allait s’avérer plus fructueux encore.
Son désir était de parcourir ce que l’on appelait alors les Indes Orientales (aujourd’hui la Malaisie et l’Indonésie). Là, l’attendait la césure la plus incroyable de sa vie. Il l’éprouva en franchissant la centaine de kilomètres qui séparent l’île de Bali à celle de Lombok. Il fut alors immensément surpris de constater, au cœur même de l’archipel malais, une plus grande diversité écologique entre ces deux îles qu’entre l’Angleterre et le Japon. D’un coup de canot, il venait en réalité de traverser une frontière géologique vieille de 50 millions d’années, quand la hausse considérable du niveau des mers sépara l’Australie de l’Océanie. Le découvreur venait de mettre au jour la notion cruciale d’« écozone ».
Il demeura huit ans dans la région, décrivant des milliers d’espèces. Il commença également à saisir à quel point la vie humaine, sa prospérité et peut-être même sa pérennité, allait dépendre de son environnement. Il tira de son expédition un ouvrage illustré en deux volumes : L’Archipel Malais : terre de l’orang-outan et de l’oiseau de paradis. Un récit de voyage accompagné d’études de l’homme et de la nature (on savait faire des titres, à l’époque).

Le livre fit sensation. Pour ses apports incalculables à l’histoire naturelle, mais aussi pour ses digressions anthropologiques. Ses critiques soupesées du colonialisme britannique, des premiers ravages de la révolution industrielle et des dangers d’une certaine indifférence face à la destruction de la nature, ajoutèrent suffisamment de piquant au recueil pour lui garantir un véritable succès commercial et une traduction en douze langues.
Terre !
« En comparaison de nos étonnants progrès dans les sciences physiques et de leurs applications pratiques, nos systèmes de gouvernement, de justice administrative, d’éducation nationale, toute notre organisation sociale et morale sont à l’état de barbarie. »
Alfred Wallace, Le Voyage à l’Archipel Malais (Traduction de Jules Guesde).
Jeune homme, Wallace a grandi au Pays-de-Galles. Soit « l’une des premières régions du monde à souffrir de la colonisation anglaise », notait récemment le professeur Alain Marshall, dans The Conversation. Celui-ci rappelait que le naturaliste avait gagné ses premiers salaires en travaillant comme cartographe, précisément à l’époque où l’industrialisation commençait à redessiner radicalement (pour ne pas dire défigurer, pour ne pas dire torturer) le paysage bucolique de son enfance. Cette perspective explique au moins en partie son engagement, dès son retour, en faveur d’une réforme agraire en Grande-Bretagne et pour une redistribution équitable des terres.
Son itinéraire intellectuel n’est en effet pas moins grisant que ses expéditions ultra-marines. Dans un premier temps, Wallace appréciait l’impérialisme façon Pays-Bas (principalement à l’œuvre en Indonésie), par comparaison avec celui que pratiquait son pays natal et qu’il estimait plus destructeur. Mais il finit par chausser des lunettes nettement plus radicales pour l’époque, applaudit Marshall, toujours dans The Conversation :
Dans son livre de 1898 qui récapitule les accomplissements humains au XIXème siècle [Le Siècle Merveilleux. Ses succès. Ses échecs], Wallace affirmait que le pire aspect de ce siècle était la façon dont les Européens se comportaient envers les peuples autochtones, partout sur Terre. Il relevait que les pays colonisés avaient été acquis de manière douteuse et que l’on y pratiquait l’économie en usant de mauvais traitements dans le domaine du travail. Au tournant du siècle, il appelait à ce que toutes les colonies soient rendues aux peuples qui y vivaient.
[…]
En tant que naturaliste qui se sentait profondément relié à son environnement, il a également documenté les conséquences écologiques prédatrices des aventures coloniales. Par exemple, dès que les Européens s’installaient quelque part, leur premier réflexe était de raser rapidement les forêts tropicales. Il écrit ainsi, dans L’Archipel Malais : « La destruction irréfléchie des forêts qui, au long des âges, ont servi autant de protection que de source de subsistance aux habitants, me paraît l’un des actes les plus à courte vue qui soient en matière d’incompétence coloniale ».
Il a également condamné les effets de l’industrie minière sur l’environnement, particulièrement celles de l’extraction d’or et d’étain, dont il a été témoin à Bornéo et sur la Péninsule Malaise : « La dégradation rapide des vallées fertiles et l’empoisonnement des cours d’eau par les déchets miniers rappellent brutalement la cupidité des pratiques commerciales lorsqu’elles ne sont contrôlées ni par la raison ni par la compassion ».

Détour
Wallace avait d’autres convictions qui jurent un peu plus avec nos connaissances actuelles. Un goût certain et bien de son temps pour le spiritisme, par exemple… ou un plus dérangeant combat contre les campagnes gouvernementales de vaccination (alors contre la variole). Un errement qui reste à relativiser : l’état des sciences de l’époque permet à son récent biographe James Costa de pardonner ces considérations un peu trop de leur temps (le vaccin contre la rage de Pasteur date de 1885). Plus sympathique est son engagement en faveur du droit de vote des femmes (et de leur intégration aux champs de la recherche) et, surtout, sa détermination à lutter contre les théories eugénistes, que les premiers racistes croient pouvoir élaborer à partir des recherches de son collègue et ami Charles Darwin —et dont on connaît, jusqu’à nos jours, le funeste destin.
En 1913, l’année de sa mort à 90 ans, Wallace signe un dernier ouvrage. Son nom, La Révolte de la Démocratie, m’est doux. Je n’en trouve pas de traduction française mais on peut lire le texte original dans son intégralité sur le site consacré à la postérité de son auteur. Son simple sommaire met quelques points sur quelques i. Entre autres sur ceux d’avenir, et d’aujourd’hui :

Bien entendu, avoir des compétences en sciences naturelles ne donne pas nécessairement de légitimité à porter un discours économique et social. Il reste intéressant de constater qu’il est possible de mettre son temps, son autorité et ses recherches au service d’un peu plus d’égalité, plutôt que moins. Et puis il aurait été dommage de ne pas signaler La Révolte de la Démocratie, car ça me sert d’excuse pour mentionner le livre qui l’a inspiré : Cent ans après ou : l’An 2000, (Titre original : Looking Backward 2000-1887). Une charmante utopie de science-fiction façon fin dix-neuvième où le personnage se retrouve mystérieusement propulsé en l’an 2000. Le monde n’y est plus qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté… essentiellement grâce au partage du travail et à l’égalité des salaires (même si ce mot ne signifie plus rien : il a été remplacé par celui de crédit, qu’il nous faudrait plutôt traduire, de nos jours, par la notion de revenu universel). C’est à lire (en français et gratuitement) ici, si vous le désirez (dans un traduction de Paul Rey, révisée par Robert Soubie) :
Mon compagnon me toisa pendant quelques instants en silence, puis il reprit :
— Ainsi, selon vous, même à cette époque avancée du dix-neuvième siècle, on ne se doutait pas, en général, du caractère de la crise qui menaçait la société ? Je ne mets pas en doute votre témoignage. L’aveuglement de vos contemporains, par rapport aux signes du temps, est un phénomène commenté par plusieurs de nos historiens, et pourtant il y a peu de faits historiques aussi difficiles à comprendre, tant étaient visibles et frappants les symptômes d’une transformation prochaine. On ne peut s’imaginer qu’ils aient passé inaperçus sous vos yeux ; vous avez bien dû soupçonner que ces désordres indistincts, ce mécontentement si généralement répandu, la misère de l’humanité, étaient des présages significatifs d’un grand changement !
— Nous sentions fort bien que la société traînait l’ancre et qu’elle était en passe de s’échouer. Où allait-elle aborder, on l’ignorait, mais tout le monde craignait les écueils.
— Cependant le sens du courant était bien perceptible, si vous vous étiez donné la peine de l’observer ; il n’entraînait pas la société vers les écueils ; mais, au contraire, vers un chenal plus profond.
— Nous avions un proverbe, répliquai-je : « Un regard en arrière vaut mieux qu’un regard en avant », dont j’apprécie aujourd’hui la force plus que jamais. Tout ce que je puis dire, c’est qu’à l’époque où je m’endormis, les perspectives de la société étaient de telle nature que je n’aurais pas été surpris si, en regardant du haut de votre terrasse, j’avais vu un monceau de décombres au lieu de cette florissante cité.
« Il n’y a qu’un chemin vers la paix industrielle. Un seul chemin pour conjurer une guerre de classes qui pourrait ébranler la civilisation jusqu’en ses fondations. La société doit pleinement et sincèrement reconnaître que la demande du travailleur à disposer de nourriture et d’habits de façon suffisante, ainsi que d’une vie épanouie, est juste. La satisfaire doit devenir la première charge de toute la richesse produite. »
Alfred Russel Wallace, La Révolte de la Démocratie, 1913.
Pas à pas
Et sinon, qu’est-ce que je voulais raconter, déjà, sur Jejak Wallacea ? Ah, oui. Déjà, que c’est un très mauvais titre. D’une, la Wallacée, personne ne sait ce que c’est. De deux, il est un peu tard (depuis une trentaine d’années maintenant) pour l’écologie des petits pas que laisse entendre la formule (Jejak veut dire « pas », en indonésien).
Mais c’est un si beau film qu’Alfred Wallace m’en voudrait, si je n’en parlais pas. Co-produit par Burung (la branche locale de Birdlife International, la ligue de protection des oiseaux), il suit 4 façons d’incarner l’écologie au plus près du terrain dans cette fascinante zone du globe (ainsi nommée en 1928, 15 ans après le décès de son théoricien). 4 façons de protéger la biodiversité et la vie, en se reposant sur les savoirs locaux et les habitudes des communautés.
La force du film, repéré par ma publication écologique préférée, MongaBay, est évidemment de soutenir et mettre en lumière les gens ordinaires et leurs valeurs dans un immense archipel menacé par les pratiques industrielles les plus radicales (dont la pêche à l’explosif, qui est exactement ce que son nom dit qu’elle est). En nous offrant, au passage, la découverte du Fonds de Partenariat pour les Écosystèmes Critiques. Cette fondation créée en 2000, soutien financier des projets décrits, se révèle un appui bienvenu et beaucoup, beaucoup plus intéressant que Superman, Iron Man et Super Menteur réunis :
Grâce à un total de subventions de plus de 345 millions de dollars américains, et une assistance technique procurée à plus de 2 800 organisations de la société civile, nos actions ont permis de sauvegarder plus de 1 300 espèces en danger […] et de renforcer la gestion et la protection de 60,5 millions d’hectares dans des zones clés de biodiversité. […]. Plus de 6 700 communautés ont bénéficié directement de nos fonds pour améliorer leur accès à l’eau potable, au foncier et à une meilleure représentation dans les processus de prise de décision.
(On la trouve à l’adresse cepf.net ; le gros bouton rouge « Demander une subvention » se trouve en haut à droite : vous ne pouvez pas le rater).
Si vous manquez donc, ces temps-ci, d’eau, d’animaux et de héros, vous découvrirez comment les habitantes et habitantes de Solor protègent et nourrissent les tortues marines (notamment en leur fabriquant des greniers sous-marins) ; comment on soigne les coraux, à Wabula ; comment on prend soin, sur les îles Langkai et Lanjukang, des poulpes et des pieuvres ; comment, enfin, villageoises et villageois de Banggai entretiennent sa mangrove, servant d’asile à leurs amis les crabes.
Même si, comme j’ai pu déjà l’écrire, il faudra aller un peu plus loin sur le chemin de la décroissance pour sauver nos vies de la rapacité de nos maîtres, il est bon de rappeler que l’on essaie, ici comme ailleurs et par tous les moyens, dès que possible, de faire advenir un monde soutenable. Et il faut, encore, souligner que tout ce que l’on fait est indispensable pour garder bien vivantes nos connaissances, pour expérimenter et apprendre… histoire de n’avoir plus qu’à mettre en application les savoirs sans tarder, sans hésiter, sans plus réfléchir, dès que tomberont nos chaînes.
Mais aussi, mais encore
Les infos qui ont failli m’échapper

Du 26 juin au 26 septembre se tient une exposition dédiée au héros de l’indépendance coréenne Kim Koo, pour les 150 ans de sa naissance, dans l’ancienne ambassade du pays à Washington (États-Unis). (The Korea Times) — L’organisme communautaire Impact’elles a été lancé à Dakar en présence de la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique ainsi que de la Première Dame, Absa Faye. Créatrice en 2020, et depuis présidente de l’association du même nom, Lamba Ka s’insurge sur les réseaux sociaux de l’usurpation de sa marque. Elle a essayé à plusieurs reprises de contacter les autorités, sans réponse de leur part, si ce n’est un communiqué du ministère de la Famille réaffirmant l’engagement de celui-ci à « accompagner toutes les femmes, sans distinction, dans la promotion de leur leadership, de leur autonomisation et de leur bien-être ». On peut donc parler d’un succès mitigé pour une journée de lancement dont le thème était « Santé mentale des femmes leaders : un défi au quotidien ». (Pressafrik) — Lors du Forum Mondial sur la Paix, à Pékin, l’ambassadeur de l’Iran en Chine Abdolreza Rahmani Fazli a avancé que les nations amies pourront bénéficier de tarifs préférentiels au moment de payer les frais que Téhéran entend facturer pour le passage du détroit d’Ormuz. Il a expliqué : « Il est clair que nous réfléchirons à des traitements particuliers pour les pays qui nous sont amicaux et qui se sont tenus à nos côtés dans des temps difficiles ». (The New Arab ; c’était avant, précisons-le, la reprise des hostilités avec les États-Unis) — L’ancienne ministre de l’Intérieur anglaise Suella Braverman, autrefois membre des tories et désormais encartée au parti Reform de Nigel Farage, estime que Londres n’a pas à verser d’argent à ses anciennes colonies en guise de compensation. À ses yeux, ce sont plutôt celles-ci qui devraient, à l’inverse, payer des « réparations » au Royaume-Uni, en vertu des « investissements, efforts et contributions » qu’il a fallu débourser pour les envahir et les piller. (Middle East Eye) — Trois ans et demi après l’annonce de son lancement, le numéro 10 de la franchise cinématographique « Fast & Furious » est enfin en chantier. Il sera titré Fast Forever. Les fans de la saga retrouveront au casting Michelle Rodriguez, Dwayne Johnson, Gal Gadot et Vin Diesel, sa star et producteur qui a confirmé la nouvelle. On ignore encore si, comme l’avait promis ce dernier en 2025, on y verra également l’acteur décédé Paul Walker (qu’il s’agirait de faire revivre numériquement). La sortie est prévue pour mars 2028. (Gizmodo) — 14 membres d’un collectif de soutien à la Palestine interdit en Angleterre l’année dernière, depuis investis dans la campagne « Sauver des vies n’est pas du terrorisme », ont été arrêtés à Londres alors qu’ils distribuaient des tracts invitant la police à rejoindre leur mouvement. Inculpés de soutien au terrorisme, ils et elles risquent 14 ans de prison. (Middle East Eye) — Le chanteur japonais Akiho Miwa s’est éteint à l’âge de 91 ans. Survivant du bombardement atomique sur Nagasaki, célèbre pour avoir fait son coming-out homosexuel dès les années 1950 à l’âge de 17 ans, volontiers transformiste et interprétant indifféremment des rôles masculins et féminins (il fut la voix de Moro dans Princesse Mononoké et de la sorcière dans Le Château Ambulant, de Miazaki), il avait débuté en interprétant « Mé Qué Mé Qué », une chanson française de Charles Aznavour écrite à l’origine pour Gilbert Bécaud. (Nippon) — Liberal Currents, une revue de défense de la démocratie et du libéralisme politique, publie The Reconstruction Papers. Cette collection d’articles de spécialistes de l’économie, du droit et de la société américaine traite un à un les différents chantiers à mener pour « réparer » le pays, quand Donald Trump et son mouvement seront tombés. Il est disponible à la pré-commande mais aussi, gratuitement, au format PDF. (Liberal Currents).
Prochain Jour En Plus : lundi 20 juillet. Gardons les pieds sur Terre, pendant que ça tourne !
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Merci à Marjorie Risacher pour ses coquillicides impitoyables.



